‹ La renaissance catholique an Angleterre au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 25 sur 69 · XX.YIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX.YIII INTRODUCTION

non seulement par un développement de piété individuelle, mais surtout par l'impulsion donnée aux œuvres philanthropiques telles que l'abolition de la traite. Wilberforce est le grand nom de cette école. Seulement, des evangelicals plus encore peut-être que des méthodistes, on peut dire que, loin de revenir aux idées catholiques, tout chez eux tendait à pousser l'anglicanisme plus avant dans le protestantisme. Ils n'avaient à peu près aucune notion de l'Eglise, corps vivant et visible, de l'épiseopat dépositaire de la succession apostolique, du prêtre ministre des sacrements. Le dogme sacramentel était chose dont ils ne s'inquiétaient guère. La présence réelle objective leur paraissait une superstition grossière. Le fondement de la vie religieuse, à leurs yeux, c'étaient la justification par la foi seule et l'accident personnel de la conversion ; ils entendaient cette conversion un peu à la façon des méthodistes; elle était la transformation soudaine de l'âme qui se sentait délivrée du péché par l'assurance intime que Dieu lui en donnait, en dehors de tout secours sacramentel et de toute intervention sacerdotale. Pour Vevangelical, le dissident, de quelque secte qu'il fut, était un frère, tandis que le papiste était l'ennemi détesté et redouté; il voulait avant tout préserver l'anglicanisme de ce qui sentait, de près ou de loin, le catholicisme.

Ainsi, depuis la révolte d'Henri VIII jusque dans le premier quart du siècle actuel, une loi se dégage : des deux éléments qu'on avait prétendu d'abord combiner dans l'Eglise anglieanc et qui s'y étaient trouvés tout

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