‹ La renaissance catholique an Angleterre au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 43 sur 69 · XL VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XL VI INTRODUCTION

d'avoir établi un point d'arrêt solide sur la pente qui semblait aboutir nécessairement à Rome. Ils alîectent de dire, surtout quand ils s'adressent à nous, que, grâce à ce travail, leur Eglise a pris mieux conscience de la légitimité de sa position intermédiaire, qu'elle s'y sent plus ferme, plus confiante, plus en paix. Le désir de faire tète à la bulle du Pape n'a pas peu contribué à leur faire affirmer très haut leur droit. Il n'est pas jusqu'à une apparence d'universalité, de catholicité, dont ils ne croient maintenant pouvoir faire honneur à leur Eglise, autrefois isolée dans leur île : c'est l'effet de l'extension de l'Empire britannique et de la dissémination de l'anglicanisme qui en a été la conséquence. N'a-t-on pas convoqué, naguère, au palais de Lambeth, sous la présidence de l'archevêque de Canterbury, une sorte de concile où se trouvaient réunis environ deux cents évêques anglicans, venus de toutes les parties du monde ? Il est vrai qu'ils furent hors d'état de formuler d'accord aucune doctrine précise et de prendre aucune mesure d'organisation commune. Mais ce qui reste d'inconséquence et de compromis dans cette religion n'est pas pour troubler l'esprit anglais. Et puis, chez plusieurs de ceux qui semblent les plus ardents à catholiciser extérieurement l'anglicanisme, n'est-ce pas un peu affaire de curiosilé esthétique, caprice d'imagination ? Ils ne paraissent pas aussi sérieusement, aussi douloureusement occupés que les premiers traclarians à chercher la vérité, aussi résolus à tout lui sacrifier. On devine qu'au fond ils sont, eux aussi, quelque peu atteints du mal général qui est l'indifle-

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