‹ La renaissance catholique an Angleterre au XIXe siècleChapitre 9 sur 38 · I.liS MKCOMITKS DU PUSKYIS.MK · texte numérisé non relu

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ront aussi ceux qui sont v.w vWc dans le |)(»rt où ils voulaient être, c'est-à-dire en Lui-inèuie '. »

Si fâcheux que fussent, pour les idées chères à Pusey, les incidents de S. Saviour's, ils étaient peu de chose, comparés à ce qui se préparait ailleurs. A Tinsu du public et de Pusey lui-même, dans le mystère d'une conscience, s'ébauchait une w sécession », dont l'accomplissement devait avoir presque autant de retentissement que celle de Newman. Il s'agissait de Manning', c'est-à-dire de celui de tous les hommes du Mouvement qui paraissait le plus attaché à son Église et le plus déclaré contre Rome ; de celui qui écrivait, à propos de la conversion d'un des disciples de Newman : « J'aimerais mieux suivre le convoi d'un ami vers sa tombe, que d'apprendre un tel pas »; de celui qui déclarait, à la fin de 1845, à son plus intime confident : u Je me sens incapable de douter de notre Eglise »; de celui enfin auquel toutes les consciences troublées se sentaient inspirées de demander une direction qui dissipât leurs doutes et affermit leur fidélité.

A quelle époque la première fissure se produisit-elle dans la foi de Manning? Il semble bien i\\\r ÏKs.\ai (If

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ÎS'ewilian sur le Devehijjitonoil de l(( doctrine chrc'lienne, qu'il avait lu d'abord en vue d'un projet de réfutation, n'avait pas été sans lui ouvrir des horizons imprévus, lui faire se poser des questions auxquelles il ne trouvait pas de réponse dans l'ang-licanisme. Kn considérant son Église à la lueur de ces idées nouvelles, il y avait découvert des faiblesses dont il ne s'était pas jusqu'alors avisé. Dès 1846, il marquait, dans une note intime, ce (|ui lui semblait le mal org-anique et fonctionnel de de cette Kglise : il la voyait, d'une part, « séparée de l'Kglise universelle et de la chaire de Pierre, assujettie au pouvoir civil sans appel possible, dépouillée du sacrement de pénitence et du sacrifice quotidien de IRucharistie »; d'autre part, elle lui apparaissait" sans discipline, sans unité dans la dévotion et le rituel, sans éducation pour les clercs, sans vie sacerdotale chez les évêques et les prêtres, sans prise sur la conscience populaire, incrédule aux mystères et insensible au monde invisible. » En même temps, il se rendait compte du « grand changement qui s'opérait dans ses sentiments à l'égard de ri''glise de. Rome » : celle-ci lui « semblait plus près de la vérité et l'Église d'Angleterre en plus grand péril ». « J'ai conscience, disait-il, d'être de moins en moins capable de prêcher dogniati- (juemenl. Si je le fais, je vais au-delà de nos formulaires. Bien que n'étant pas pour cela romain, je cesse d'être anglican. J'ai conscience que ma confiance et ma sympathie sont fort diminuées. » Il écrivait, un autre jour : « Le hlet resserre ses mailles autour de moi. » Ou encore : « J'ai éprouvé plus de difficulté à argumen-

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