‹ La renaissance catholique en Angleterre au XIXe siècleChapitre 3 sur 60 · INTRODUCTION UI · texte numérisé non relu

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sainte entreprise de ramener Tunion, » priait Dieu poor eux et leur demandait de prier pour lui. En même temps, comme pour donner une preuve de ses intentions conciliantes, il remettait en jugement la question de la validité des ordres dans TEglise anglicane, et nommait, pour Tétudier, une commission dont une partie des membres était notoirement favorable à cette validité.

Pour la première fois depuis trois siècles, le cœur de l'Angleterre parut touché par une parole venue de Rome. Lord Halifax, plus plein que jamais d'ardeur et d'espérance, sans cesse en mouvement de Londres à Paris, de Paris à Rome, en relations étroites avec des prêtres français, reçu au Vatican, triomphait devant ses coreligionnaires, au Congrès de Norwich\ de voir la question de la réunion de la chrétienté s'imposer désormais à tous les esprits. L'un des primats de TEglise anglicane, l'archevôque d*York, au même congrès, faisait tout un discours sur ce sujet : « La réunion est dans l'air », disait-il ; il saluait avec respect « la voix venue de Rome », et regardait comme un devoir de faire « bon accueil » à « cette lettre remarquable en bien des manières et, dans un certain sens uniqT^e » ; il rappelait que son auteur « présidait une Eglise qui avait produit une multitude de saints et lancé une noble armée de martyrs, une Eglise àlaqueUe on devait un vaste trésor de littérature théologique, une Eglise dont les Anglais avaient reçu, dans les

1 Octobre 1895.

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