IV INTRODUCTION
siècles passés, aa temps de leur faiblesse et de leur malheur, un secours considérable et plein d'amour » ; bien qu'il marquât les points de divergence, il insistait sur le a désir profond » et de plus en plus répandu de voir cesser le « grand scandale » de la division de la chrétienté, sur le devoir de travailler à Tunion ; il invitait les anglicans à ne pas « se complaire en euxmêmes », à (( reviser d, sur plusieurs points, leur « position » particulière, et exprimait Tespoir qu'un jour viendrait où « un pape aurait la gloire de réconcilier les deux grandes branches de TEglise catholique ». Par toute l'Angleterre, dans les diverses assemblées religieuses, la question de Funion était à Tordre du jour, débattue par tous, sinon résolue, avec une sollicitude anxieuse. L'archevêque de Canterbury prescrivait des prières. M. Gladstone qui, au lendemain du concile du Vatican, par son pamphlet du Valicanism^ avait réveillé toutes les vieilles haines anglaises contre la Papauté, intervenait par un mémoire public ', pourproclamer à son tour la nécessité de l'union ; il montrait que l'anglicanisme, en se rapprochant maintenant, sur beaucoup de points, de l'Eglise romaine, avouait ses torts passés; il parlait avec déférence du Pape, le a, premier évêque de la chrétienté », rendait hommage à sa conduite et à son langage. « Selon moi, disait-il en terminant, c'est une attitude paternelle au sens le plus large du mot, et, bien qu'elle prenne place parmi les derniers souvenirs de ma vie, j'en garderai toujours la
^ Ce Mémoire, daté de mai 1896, était transmis au Times par Varchevêque d*York, et publié par ce journal, le 1*' juin.