‹ La renaissance des arts à la cour de FranceChapitre 24 sur 127 · TABLEAUX ET PORTRAITS · texte numérisé non relu

TABLEAUX ET PORTRAITS

La destruction de nos monuments ' , le saccage des châteaux et des églises , datent de bien loin , et ils expliquent comment nous trouvons d'innombrables artistes cités dans les documents, en même temps que nous ne retrouvons qu'un si petit nombre de leurs productions. D'autres causes ont contribué à nous dépouiller et à établir avec un égal discernement que, privés d'une littérature sérieuse avant Malherbe , nous n'avions aucun art avant le Poussin , Youet et Lebrun '.

En premier lieu , le dédain que nous avons pro* fessé nous-mêmes pour l'art national dès les dernières aimées du xv* siècle, dédain qui n'allait pas seulement jusqu'à nous humilier devant l'Italie , en

4. • Le séjour de janvier 1589 le peaple eontinoant ses faries et iasolences, a«squelles raalmoieot lenrs eorés et prédicatears« tbbatlsi et démolist les sépnlchres et flgares de marbre que le Roy atoll fait ériger aaprès da grand antel de relise Saint Pol k Paris, I deffancts saint Maisgrin, Quelas et Mangeron, ses mignons.

• Ce joar A joUlet 4589 , les conlrliers osièrent la teste i la représentation de la Ignre do roy qni estoit peint à genonx priait Dien auprès de la royne sa femme, an dessus do maisirc antel de leur église, et aux Jacobins, estant peint de eesie fa^oD en leur doistre. ils barbouillèrent et lui chaffonrrèreni tout le Tisage. • Je place ici ces extraits do journal de l'Cstolle, pour bien faire comprendre que les muiibtions sont de tous les temps. Les guerres religieuses à elles seules fournirent sur ce sajet on chapitre lamentable afférent ao xti« siècle. On trouvera d'aotres preuves de barbarie, pour des époques plus anciennes, dans mes Éiodes sur le moyeu âge«

9. ■ La peinture commença sous lA>ni8 Xlll avec le Poussin; il ne faut pas compter les peintres médiocresqol l'ont précédé.» Siieie de Louis XIV, ebap. xxxiii. Voltaire s'exprime de même dans le Temple do goût; et dans ces qnestions, il éuitbien pioldt reflet de l'opinion générale qne lomière propre. Cette opinion est encore l'o|iinioB générale. Noos la combattrons en décrivant les productions de Jean Foucqoet et de Michel Coilonbe.

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