‹ La renaissance des arts à la cour de FranceChapitre 46 sur 127 · LÉONARD LIMOSIN · texte numérisé non relu

LÉONARD LIMOSIN

Ce peintre, ou plutôt ce copiste ingénieux, a écrit son histoire sur les objets qu'il a décorés; c'est ainsi qu'on lit sur le grand émail exécuté par ordre de Henri II pour la Sainte-Chapelle, et aujourd'hui exposé dans les salles du Louvre : Léonard Limosin, esmailleur et peinctre ordinayre de la chambre du Ro/. M. F. 1553. Son nom mille fois répété, et quelques dates placées au bas de ses émaux , de ses gravures et de ses rares tableaux , voilà ce que nous savions de lui. Je n'ai pu découvrir, jusqu'à ce jour, d'autres renseignements que ceux-ci : Dans le « Compte de l'argenterye du Roy pour Tannée

fmye en mVeliXy pour le quartier de juillet , aoust et septembre » je rencontre au nombre des officiers qui reçoivent clés gratifications de drap :

« A Léonard Limousin, esmailleur et peintre du feu Roy, sept aulnes et demye. »

Le feu roi était Henri II, mort de sa blessure le 10 juillet 1559. Je trouve Léonard également sur « TEstat des officiers domestiques du Roy — pour Tannée comraancée le 1*' juillet 1559 et finye le 31 décembre 1 560. A Léonard Limosin, esmailleur ordinaire dudict seigneur (2 septembre 1 559 et 1 4 février 1 560) 80 liv. »

GUILLAUME BELLON.

Il était aux gages de Henri II ^ et il reçoit une pension du jeune roi François H ; c'est là , jusqu'à présent y tout ce que je découvre dans les documentSy tout ce que j'apprends par cet article du Compte de l' argenterye du Roy pour l'année finye en mv* lix.

« A Guillaume Bellon y painctre du feu Roy, six aulnes et demye de drap. »

GENTIAN BOURDONNOYS.

Je trouve deux mentions de ce peintre; la première en 1 560, me le montre sur VEstat des officiers

du Roj :

PEINTRES EN TITRE D'uFFICE. 223

K A Gentien Bourdonnoys, vallet de chambre de la Royne, mère du dict sieur. 50 liv. », mais sans autre désignation particulière de son métier. Je suis récompensé de la peine, que j*ai prise, de dépouiller les comptes de Técurie, ceux de tous qui semblaient les plus étrangers au sujet de mes investigations; car je lis Tanticle suivant dans le compte qui porte ce titre : « Escuirye de la Royne , mère du Roy, pour Tannée commancée le premier jour de janvier mil cinq cens soixante quatre, et finye le dernier jour de décembre ensuyvant, cinq cens soixante cinq:

« A Gentian Bourdonnoys, nouveau painctre de la Royne, la somme de trente solz tournoys, à luy ordonnée, pour la despence de son cheval, durant les six derniers jours de ce dit moys (mars) , laquelle despence la royne a commandé estre doresnavant comptée par chacun moys pendant que ledict peinctre sera à la suite de Sa Maiesté, laquelle somme luy a esté payée en vertu dudict cahier, cy . • / XXX s.

(( Il touche en may, juin et juillet, ixliv.vs. t. >»

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