‹ La renaissance du matérialismeChapitre 52 sur 114 · ASSEZ DE THÉOLOGIE · texte numérisé non relu

ASSEZ DE THÉOLOGIE

pas enrayée, c'en est fait ; autant vaudrait que la terre disparût à l'instant même, et qu'un déluge nouveau nous dispensât d'assister à l'agonie de la raison, à la décadence de notre espèce I Mais nous avons bon espoir ; aidonsnous, dit la fable, et notre grand dix-neuvième siècle ne retombera pas dans l'ornière d'où son prédécesseur avait tiré l'humanité .

§5.-15 septembre 1867.

Le banquet de l'athéisme. — Nos alliés spiritualistes, leur vague à l'âme. — Expériences sur la rapidité de la transmission nerveuse.

Nous reléguons dans le panier de la fin, à titre de simple échantillon, un extrait du Journal des Villes et Cam'pagnes tout imprégné de Tesprit et du parfum de Rome. On nous parle d'un passage de T Union, qu'on dit être du même goût et de la même odeur. Nous avouons que nous ne l'avons pas lu cette fois ; mais nous le connaissons de longue date, puisque c'est toujours le même article. A quoi bon perdre son temps ? Un certain nombre de penseurs ont dîné ensemble ; inde irœ. A la fin d'un banquet, d'éminents esprits ont célébré la science nouvelle qui découvre dans les couches terrestres les traces des transformations humaines, bien longtemps avant qu'Esdras songeât à réunir les lambeaux disparates dont s'est formée la Bible ; aussitôt l'aménité naturelle de nos adversaires fleurit en plaisanteries avortées comme une chandelle romaine mouillée et qui ne part pas ; des gentillesses, roulées dans la boue de l'ornière où barbote la routine, viennent se coller sur les vitres du Banquet de Vathéisme (comme on dit) ; mais elle n'obscurcissent pas

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