‹ La renaissance du matérialismeChapitre 65 sur 114 · DROIT ET DB\'OIR · texte numérisé non relu

DROIT ET DB\'OIR

^^> plus nous entrons dans Texamen des faits et des

•^^ dits de conscience, plus nous les voyons se rappro-

d^^^ de cette nécessité commune à tous les êtres vivants.

rO\ir içg animaux, le droit et le devoir demeurent tout

^^\m contenus dans le besoin, hormis dans un seul cas

^ les deux nuances se distinguent. Aucun spiritualiste

^6 saurait nier qu'une notion rudimentaire du devoir ne

^us soit fournie par le spectacle de la famille animale.

J*8 parents ont le besoin, par conséquent le droit de*

^vre; le petit au même titre qu'eux ; en outre ce dernier

* le droit de vivre aux dépens de ceux sans lesquels il

D'eidsterait pas ; de ces deux droits, dont Tun est supérieur

4 l'autre, résulte, pour les parents, le devoir de nourrir

Celui qu'ils ont exposera la faim, et de calmer en lui un

kesoin donjt ils sont l'origine, et qui n'est qu'un dédouble-

Bttent du leur.

Par extension, dans le cas d'association animale ou humaine, l'associé, abeille, fourmi, collaborateur, est tenu envers ses alliés, comme eux envers lui, par la môme ïaison que toutes les parties d'un corps et tous les Organes se doivent un concours actif et efficace, sans îuoi le corps, comme l'association, se dissoudrait. L'origine des droits, et devoirs réciproques est encore ici, comme partout, le besoin, soit individuel, soit social ; car toute société est, à certains égards, un individu collectif.

La société humaine, qui seule a pu faire une loi raisonnée de la morale, met en présence des droits fort complexes, dont la réciprocité ou le choc engendre un nombre indéfini de devoirs, que graduent (depuis l'obligation stricte jusqu'à la simple conveuanc^^ Vçi% t^^tions diverses entre les membres du cotç^ ^ocvai. \jfc

devoir borne le droit ; ils sont leur mutuelle mesure ; si deux droits sont égaux, ils engendrent un devoir négatif; ? si Tun des deux prime Tautre, il impose au détenteur de , celui-ci un devoir actif. Quand le droit d*autrui ne fait pa»^ obstacle au nôtre, le devoir est en nous identique au droit, et les deux termes se confondent; nous obéissons sanai contrainte à notre besoin.

En somme, un droit est un besoin que confère à l'individu son organisme naturel ou social ; un devoir est Tobligation plus ou moins étroite de satisfaire pour soi-même, i de respecter ou de favoriser chez autrui un droit, c'est-àdire un besoin. Tout droit est accompagné d'un devoir quij se confond en lui et s'efface en présence d'un droit ph fort. Dédoublement individuel ou réciprocité sociale d'un ou plusieurs besoins, voilà en peu de mots le principe le fond du droit et du devoir, c'est-à-dire de la le morale.

Cette définition était déjà incluse dans le passage de Pensée nouvelle que M.^ Edmond Douay a bien voul reproduire ; on y lisait en propres termes : « Nous cher^\ chons et notes trouvons Vorigine de ces nobles ic Cconscience, droit, devoir) dans V organisme humain sociat, dans la réciprocité des besoins qui ont ai les hommes à se réunir, » Ce qui nous sépare ici de spiritualistes, comment M. Douay ne l'a-t-il pas saisi? c'e toujours la même querelle, qui heureusement, pour beai coup d'esprits sérieux, touche à sa fin. Nos advers prennent des abstractions pour des principes tombés dl ciel par prédestination ou innéité arbitraire; nous, soi l'abstraction, nous approfondissons les faits complexe dont notre discernement l'a dégagée, et nous rattacb( naturellement à la marche constatée des choses n(

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