VÉRITÉ MORALE DE L'ATHBISHE
•gme, de Tespoir des récompenses et de la crainte des Lâtiments. »
On ne saurait trop appuyer sur la vérité morale de Taéisme, comparé aux diverses superstitions qui ont jusl'ici entravé le libre essor de l'esprit humain et Tavènelent de la justice terrestre, la seule dont la société ait soui, la seule aussi qui soit entre nos mains. C'est la concluion de M. Viardot. Par une aimable érudition, un ton de ne plaisanterie, une abondance d'arguments solides et lien présentés, sa brochure est une œuvre excellente, îous en apprécions vivement aussi la modération relative, pii pourra sans doute amener aux idées que nous défenlons ici avec moins de douceur un grand nombre d'esprits ndécis, bercés entre le « que sais-je ? » et le « peut-être ?» Elle aura ainsi rendu service ànotre cause, qui estlabonne, îelle de la raison humaine, etauxdouteurs. Le doute n'est }u'un chemin ; il n'y a repos que dans la certitude.
Venez donc à nous, âmes sans foi, la vérité vous tend les )ra8 ; c'est une amie forte et sûre ; elle ne vous demande li abdication ni sacrifices, rien d'humiliant et d'hébétant: Ue se promet et se donne à quiconque sait observer et onclure.
A qui douterait que la servilité d'esprit soit la première ondition de l'orthodoxie, nous offrirons un échantillon l'une Revue religieuse qui se publie à Rodez.
Quelqu'un (« un homme intelligent et haut placé ») s'éonnait de lire, à la quatrième page des bonnes feuilles, îette formule : Calices d aluminium autorisés par le soudain pontife. Il faisait remarquer que ces petites exi- ;ences de la liturgie, « puériles, tracassières, irritantes et ans utilité » n'étaient point dignes de la gravité de l'Église. « La messe, ajoutait-il, ne serait-elle pas aw^^vYAfexv ^\V^
dans un calice de bois, de verre ou de plomb ? Pourqul'autorisation de Rome egt-elle exigée pour de si meni détails ? » Pour un homme haut placé (et intelligent), i fidèle ne raisonnait pas mal ; La Fontaine Teût dit. Ma Z..., c'est le signataire de Tarticle, relève victorieusemei cette irrévérence.
« Tel n'a pas été l'avis du souverain Maître de toute choses... 11 a daigné nous faire connaître lui-même 1 moyen qu'il avait librement choisi pour nous conduire i la gloire éternelle et les formes sous lesquelles il veut biei recevoir nos prières et nos sacrifices... Ces conditions « résument en une seule : « Obéissez humblement à nm^ nEglisey que j'ai établie dépositaire et interprète de ms «parole.» Certes, les soins donnésau culte, dans ses momdw détails y ne sont pas une innovation introduite par tel ou te pape (erreur manifeste). Dieu lui-même, au sommet di Sinaï, indiquait, il y a quatre mille ans, l'ordre des prières des sacrifices et des cérémonies. Tout était fixé d'avance Qu'on lise l'Exode et le Lévitique, et l'on y verra le plai du temple et des ornements sacerdotaux... » etc., etc.,— pa: exemple, V autorisation des calices en aluminium | « E l'on veut que nous, dont les rapports avec Dieu sont en core bien plus intimes que ceux du peuple juif (notez c point!), nous ayons une liberté qui ne tarderait pas ; dégénérer en désordre ? »
Voilà comme on raisonne à Rodez. Il y a bien d'autre choses amusantes dans la Revue religieuse ; on y relat des particularités curieuses de la jeunesse du pape, afflig' de certaine maladie qu'on ne nomme pas, et qui l'empé chait de célébrer la messe sans l'assistance d'un autr prêtre ; il paraît que Sa future Sainteté fut parfaitemen guérie par « l'intercession de Celle qu'il devait plus tan glorifier aux yeux du monde. >>