LE DIEU DE VOLTAIRE
Voltaire est le plus tolérant, le plus clairvoyant, et aussi le plus inconséquent des déistes.
Il fait parler admirablement Lucrèce et ne le réfute pas, bien qu'il prétende le convaincre {Dialogue entt^e Lucrèce et Pusïdonïus).
Lucrèce. « Non, une pierre ne composera pas l'Iliade, non plus qu'elle ne produira un cheval ; mais la matière, organisée avec le temps, et devenue un mélange d'os, de chair et de sang, produira un cheval, et, organisée plus finement, composera l'Iliade. »
A quoi Posidonius fait cette réponse inepte :
« Vous le supposez sans aucune preuve, et je ne dois rien admettre sans preuve. (Il admet, lui, l'Être suprême !) Je vais vous donner des os, du sang de la chair tout faits ; je vous laisserai travailler, vous et tous les Epicuriens du monde ; consentirez-vous à faire le marché de posséder l'empire romain si vous venez à bout de faire un cheval avec les ingrédients tout préparés, ou à être pendu si vous n'en pouvez venir à bout. »
Au lieu de hausser les épaules, Lucrèce répond : « Non; cela passe mes forces, mais non pas celles de la nature.
II faut des millions de siècles pour que la nature, ayant passé par toutes les formes possibles, arrive enfin à la seule qui puisse produire des êtres vivants. »
PosiDONius. « Je vois un dessein admirable, et je dois croire qu'un être intelligent a formé ce dessein. »
Lucrèce. « Vous ne devez pas admettre un être dont vous n'avez aucune connaissance. »
PosiDONius. « C'est comme si vous me disiez que je ne dois pas croire qu'un architecte a bâti le Gapitole, parce que je n'ai pu voir cet architecte. »
Lucrèce. « Votre comparaison n'est pas juste. Vous avez m bâtir des maisons, vous avez vu des architectes ; ainsi i^ous devez penser que c'est un homme semblable aux irchitecles d'aujourd'hui qui a bâti le Gapitole. Mais ici es choses ne vont pas de même : le Gapitole n'existe )oint par sa nature, et la matière existe par sa nature. Il *st impossible quelle n'ait pas une certaine forine . Or, wurquoi ne voulez-vous pas qu'elle possède par sa nature a forme qu'elle a aujourd'hui ? Ne vous est-il pas beauîoup plus aisé de reconnaître la nature qui se modifie îlle-mêrae, que de reconnaître un être invisible qui la modifie ? Dans le premier cas, vous n'avez quune difficulté, qui est de comprendre comment la nature agit; dans le second cas, vous avez deux difficultés, qui sont de comprendre et cette même nature, et un être inconnu qui agit sur elle. »
Les réponses de Posidonius ne valent point d'être reproduites; elles se bornent à cette affirmation « qu'il y a un
^tre intelligent et puissant qui donne le mouvement, la
^ie el la pensée. »
Gomment Tesprit qui a su formuler le radsormement suivant, n'en a-t-il pas été soudain éclairé pour toujours:]
Lucrèce. « Je tiens le mouvement nécessaire à la matière; cependant ce fumier, ce tas de boue, ne sont p actuellement en mouvement ; ils y seront quand quelque corps les poussera. De môme la pensée ne sera Tattribu d'un corps que quand ce corps sera organisé pour penser. »
Ce n'est pas la seule fois que Voltaire ait approché de la vérité.
« Ne prenez-vous point, fait-il dire à Lucrèce, pour un^ dessein ce qui n'est qu'une existence nécessaire? Ne prenez-vous point pour une fin ce qui n'est qu'un usage que nous faisons des choses qui existent ? Les Argonautes ont bâti un vaisseau pour aller à Golchos ; direz-vous que les arbres ont été créés pour que les Argonautes bâtissent un vaisseau, et que la mer a été faite pour que les Argonautes entreprissent leur navigation ? Non, sans doute ; mais les Argonautes, ayant vu du bois, en ont bâti un navire, et ayant connu que l'eau pouvait porterie navire, ils ont entrepris leur voyage. » Mais sur cette théorie des causes finales et de la prédestination, erreur^ d'autant plus invétérée qu'elle semble répondre à la; curiosité humaine, sans toutefois la satisfaire, laissons; parler le poète lui-même :
« Evite avec soin l'erreur qui consisterait à dire : les yeiix ont été créés afin que nous puissions voir ; si les jointures des cuisses et des jambes peuvent plier sur les pieds^ qui les portent, c'est pour que nous puissions marcher; " c'est pour se prêter aux difl'érents usages de la vie, que* les bras et les mains, ces deux servantes, ont été suspendus' à nos épaules. De pareilles hypothèses renversent simple-^ ment tout ordre rationnel. L'usage n'est point l'origine, il'
st le résultat des choses. La vue n'existait pas avant les eux, la parole avant la langue; au contraire, il se peut ne la langue ait existé bien longtemps avant le langage, oreille avant Touïe. Il est visible que les membres préxistent à leur usage, et que ce n'est pas l'usage qui en a léterminé la croissance. » {De natura rerum^ livre III, ) Posidonius, dont Voltaire fait ici le défenseur du déisme, a contre sa thèse, lorsqu'il avoue et proclame qu'il n'y a ►as d'êtres appelés végétation et vie, « Sans doute, reprend jucrèce, la végétation et la vie sont des mots ({m signifient Les choses végétantes et vivantes. » De même il n'y a >oint d'être appelé pensée. L'esprit, l'âme, l'intelligence, a pensée sont des mots qui expriment des qualités, des iacultés, des^ propriétés. Il était impossible que des conclusions aussi simples échappassent à l'homme qui evient partout avec insistance sur le péril des entités. On it encore dans le Dialogue des adorateurs : « Dieu n'a )as mis (il faut le répéter sans cesse). Dieu n'a pas caché lans les plantes un être secret qui s'appelle végétation; îUes végètent parce qu'il fut ainsi ordonné dans tous les iècles. Il n'est point dans l'animal une créature secrète (ui s'appelle sensatioyi; le cerf court, l'aigle vole, le ioisson nage, sans avoir besoin d'une substance inconlue, résidanle en eux, qui les fasse voler, courir, nager, ^e que nous avons nommé leur instinct est une faculté hhérente dans eux par les lois ineffables du Grand Être. Sous avons de même une faculté ineffable dans l'entendenent humain, mais il n*y a 'point d*ètre réel qui soit l'en- Rendement humain : Un en est point qui s* appelle la volonté. L'homme raisonne, l'homme désire, l'homme veut; mais ies volontés, ses désirs, ses raisonnements ne sont point 3es substances à part. Le grand défaut de VècoV^ \\'ô.Vq^v
MATÉR. ^*
cienne, et ensuite de toutes nos écoles, fut de prendre des mots pour des choses : ne tombons point dans cette errem*. »
N'y tombez pas vous-même, ô philosophe clairvoyant. Ajoutez que, comme il n'est pas de substances à part ayant nom justice, bien, mal, devoir, conscience, de même il n'y a pas, en dehors des choses, d'essences qui s'appellent forces, providence. Dieu. Tous ces mots, vous devez l'avouer, ne représentent que des propriétés inhérentes à ce qui est, immanentes dans ce qui est. Quand vous attribuez une action réelle à un Être Suprême, vous ne faites ni plus ni moins que ceux qui personnifient l'action de la végétation, de l'entendement ou de la volonté. Cet Être Suprême n'est lui-mêm© qu'une abstraction de votre esprit ; la qualité d'être qui réside dans chaque chose. Or, l'ensemble n'étant rien de plus que la collection des parties, la qualité d'être de l'ensemble n'est pas autre que la qualité d'être des parties. Et cette qualité d'être ne peut en aucune façon constituer un être supérieur aux choses et différent des choses.
C'est ce que Voltaire confesse implicitement, lorsqu'il assimile et réduit la puissance de cet Être des êtres auXconditions d'existence des choses.
Gallicrates. « Votre dieu n'est donc pas tout-puissant?
EvnÉMÉRE. Il est véritablement le seul polissant, puisqu il a tout formé ; mais il n'est pas extravagamment puissant. De ce qu'un architecte a élevé une maison de cinquante pieds, bâtie de marbre, ce n'est pas à dire qu'il ait pu ca faire une de cinquante lieues, bâtie de confitures. Chaque être est circonscrit dans sa nature : et j'ose croire que l'Être Suprême est circonscrit dans la sienne. J'ose penser
que cet architecte de Tunivers, si visible à notre esprit, et en même temps si incompréhensible, n'habite ni les choux de nos jardins, ni le petit temple du Gapitole. Quel est son séjour ? de quel ciel, de quel soleil envoie-t-il ses éternels
j décrets à toute la nature ? je n'en sais rien ; mais je sais que toute la nature lui obéit, »
Gallicrates. « Quelque peine que vous preniez, vous rentrez malgré vous dans le système de nos épicuriens qui attribuent tout à une force occulte, à la nécessité. Vous appelez cette force occulte Dieu, et ils l'appellent la
il nature. »
Gomme ce Gallicrates a raison I Gomme il atteint du même coup la dangereuse hypothèse du spiritualisme, et l'innocent anthropomorphisme, innocent parce qu'il ne trompe guère, dont Lucrèce s'est servi pour animer sa riche poésie I Les vrais continuateurs d'Épicure savent parfaitement, jusqu'à nouvel ordre, qu'il y a un certain nombre de substances, dont les diverses combinaisons dégagent ou impliquent diverses forces. G'est à la science d'augmenter ou de diminuer le nombre de ces substances et de ces forces ; elle s'en préoccupe instamment, sûre de ne jamais lien trouver en dehors de ce qui est. Elle sait que ces forces, qu'on appelle aussi lois, ne sont jamais que des abstractions de notre esprit, des manières de dénommer les rapports des choses entre elles, rapports qui n'existeraient pas sans ces chosjes. Elle sait que la constatation de ces'rapports suffit à rendre compte des combinaisons de ce qui est ; qu'ils n'ont pas d'autre raison d'être (j'entends raison logique) que leur existence, qu'ils pourraient être autrement, et que les corps, organisés selon d'autres lois, d'autres affinités, ne seraient ni plus ni moins dignes d'éloges. Elle sait que la disposition des choses, que nous
nommons ordre, est indifférente en elle-même et n'importe qu'à nous, parce que nous en vivons ; que nous admirons naturellement l'harmonie de ce sans quoi nous ne serions pas ; qu'enfin, si nous étions constitués d'une façon toute différente, nous n'aurions pas d'autres sentiments pour un autre univers, puisque nos relations avec lui seraient les mêmes. L'ordre universel est donc une pitoyable preuve de l'existence et de l'habileté d'un grand ouvrier. Nous en faisons partie et notre jugement- est suspect ; la science et la philosophie n'ont évidemment qu'ur>e marche à suivre : l'étude et la classification des faits observés. Cherchons le comment des choses et non le pourquoi; non que le pourquoi manque; mais il est multiple, complexe, et tourne dans un cercle indéfini de causes et d'effets enchaînés. Il n'y a pas plus de pourquoi premier, de cause première, que de point idéal entre le néant et l'existence. On ne peut concevoir un instant où ce qui est, sous une forme ou sous une autre, n'existât pas. Bonne raison pour penser que ce qui est se suffit largement.
Le Dieu de Voltaire n'est qu'un synonyme de la nature; et « la nature n'est qu'un mot inventé pour signifier l'universalité des choses. » Gomme dit Gallicrates. « C'est ne rien savoir , et même c'est ne rien dire que de nous crier sans cesse : Il y a là quelque chose d'excellent, mais je ne sais ce que c'est. » L'auteur du Dictionnaire philosophique comprend si bien l'inanité de son Être Suprême, qu'il n'ose, ne veut, ni ne peut le définir; il l'identifie perpétuellement à l'ordre des choses; il donne pour sphère et pour limite à la liberté et à la puissance divines le cercle infranchissable des^ lois qu'a tracées la volonté divine; n'est-ce point assimiler la divinité même à ces lois ; or nous pensons avoir exphqué
al
DÉISME yOLTÂIRIEN 317
souvent et fait comprendre le caractère indifférent et fatal des mouvements, des forces immanentes, dont les combinaisons ont reçu le nom de lois. Ce sont des faits, qui n'ont rien à voir avec une raison telle que la nôtre, des faits qui sont nécessairement enchaînés, parce que le chaos même n'existerait pas sans enchaînement, mais qu'il est impossible de rattacher à une intention quelconque de justice ou de vertu, à une idée quelconque d'harmonie et de beauté. L'habitude ou le profit que nous en tirons les embellit seul à nos yeux. Ils sont, et rien de plus. On prodigue beaucoup l'admiration à l'univers ; c'est que l'admiration naît de l'étonnement ; les Latins n'avaient qu'un mot pour ces deux états de l'esprit. De bonne foi, que peut-il y avoir d'admirable dans l'hydrogène, l'oxygène, l'aluminium ouïe nickel et leurs combinaisons. On admire la conception raisonnée d'un cerveau : elle a un commencement, un milieu, une fin ; on n'admire pas la rencontre fatale de deux éléments que leurs affinités amalgament. Cela est, et rien de plus ; et il n'y a rien en dehors de ce qui est. Vous aurez beau chercher pourquoi l'opium fait dormir; vous le décomposerez, vous constaterez Faction de ses parties intégrantes ; et puis après ? Vous répondrez, avec Molière : Quia est in eo virtus dormitiva; ou comme disent les femmes : Parce que. Il n'y a point de pourquoi dans la nature.
Voilà la simple vérité, évidente comme le soleil, que le génie de Vojtaire apercevait malgré lui et intercalait, sous l'empire d'une obsession à laquelle il ne voulait pas céder, dans quelques demandes ou réponses de ses excellents Dialogues. Il se réfugiait dans le sentiment, c'est-à-dire dans le vague d'un raisonnement incomplet ; car le sentiment, en lui-même, n'est rien autre que la eotvcXwsÂçvw^^^-
cipitée, vraie ou fausse, d'une induction instinctive; en aucun cas le sentiment ne peut avoir raison contre une démonstration, une expérience, un fait. :s
A cette époque de lutte dernière entre la nuit et la clar- 5 té, lorsque tant de bons esprits, effrayés d'un jour trop it brusque, se retranchent dans le crépuscule, suprême asile L-^ des songes, et ferment les yeux pour ne pas s'éveiller z*} tout à fait, aimant mieux tâtonner dans la métaphysique *»: que de marcher à la lumière de la méthode expérimen- ^ < taie, il nous a paru important de montrer combien le -ï Dieu de Voltaire Test peu, combien ce clairvoyant déiste ^^ est inconséquent et d'un faible secours aux doctrinaires .-x de Tentité. Certes, nous ne voulons pas le faire matéria- liste après sa mort, puisqu'il s'est refusé à l'être de son vivant; mais avouez que, de fait, il était bien près de l'être. Au moins, que les spiritualistes n'y touchent pas ; il leur est interdit ; il n'a jamais été des leurs. L'entendement, l'âme n'est pour lui qu'une faculté inhérente à l'organisme vivant; sur ce point sa conviction est fixée, il la crie à qui veut l'entendre, ou mieux il l'insinue ; le trait en va plus
loin et plus avant. Ecoutez-le :
« Cet éternel principe a tellement arrangé les choses que, quand j'aurai une tête bien constituée, quand mon cervelet ne sera ni trop humide ni trop sec, j'aurai des pensées. » (a, b, g, 2° Entretien,)
« Ici vous me demanderez si je pense que nos âmes périront aussi comme tout ce qui végète, ou si elles passeront dans d'autres corps, ou si elles revêtiront un jour le même, ou si elles s'envoleront dans d'autres mondes.
« A cela je vous répondrai qu'il ne m'est pas donné de
savoir l'avenir, qu'il ne m'est pas même donné de savoir
ce que c'est qu'une âme. Je sais certainement que le pou-
soir suprême qui régit la nature a donné à mon individu
DÉISME VOLTAIRIBN 319
, faculté de sentir, de penser et d'expliquer mes pensées, t quand on me demande si, après ma mort, ces facultés ibsisteront, je suis presque tenté d'abord de demander à ion tour si le chant du rossignol subsiste quand Toiseau L été dévoré par un aigle. »
Et que devient alors cette justice qui est due au rossipiol ? que devient la fameuse théorie des peines et des 'écompenses, ce fondement prétendu de tout ordre moral, es épreuves terrestres, la rédemption, le Paradis que tous es croyants composent à leur gré, TEnfer, pendant logijue du Walallah, enfin tout l'échafaudage mystique ? Tout îela croule, et Thomme et la société demeurent, tels que les font leur organisme et les rapports de leurs membres. La chimère se dissipe, il reste la réalité, le champ de Texpérience.
En attendant, que pensez-vous du déiste qui n'est pas spiritualiste ? De quel appui peut être à la mystagogie ce phénix qui ne veut pas renaître de ses cendres ? Mais vous fie voyez donc pas qu'il se moque de vous, ô hommes du sentiment? Vous n'avez donc pas compris l'ironie qui relève le coin de sa bouche, prête à vous lancer le mot delà comédie italienne, le mot de la fin : Mifate ridere?
N. B, Sur l'inconséquence du déisme voltairien, nous nous trouvons d'accord avec un illustre critique. Dans l'article si fin qu'il a consacré aux Mèditalions religieuses le M. Gaïzoi {Nouveaux Lundis, tome IX, p. 93), M. Sainte- Beuve, traçant de main de maître le portrait du vrai philolophe, s'exprime ainsi : « Voltaire, avec son dieu qui créa 'homme, et le laisse faire ensuite comme le plus méchant les singes, exposé d'ailleurs à tous les hasards et à tous es fléaux. Voltaire est inconséquent, et son déisme ne )orte sur rien. Il devait aller au moins jusqu'à Jeanacques, sinon, rétrograder jusqu'à Diderot. »
g m. — La folie de la Croix
Combien y a-t-il aujourd'hui de catholiques ? C'est une question à laquelle il ne serait pas tout à fait impossible de répondre, si elle n'était oiseuse ; en apparence, il y en a autant que d'indifférents. En réalité, comme les indifférents n'existent pas, il y a infiniment peu de vrais catholiques. Nous en appelons à la bonne foi de tous ceux qui en connaissent, par hasard. Une très petite minorité intellectuelle demeure attachée à l'intégrité du dogme et d( la tradition ; et encore, parmi les sincères, pourrait-or signaler une foule d'hérétiques muets. Combien, même parmi les femmes, appui jadis dédaigné, mais où s( fonde aujourd'hui tout l'espoir des disciples d( Bonaventure et d'Hildebrand , combien ne demeuren attachées que par habitude, mode ou respect humain, à h foi de leur enfance I Combien pratiquent en cachette Combien, tout en valsant, tout en polkant et mazurkan à l'entour du giron de l'Église, oublient le chapelet, l confessionnal et les sacrements I J'en connais plus de di — et tout homme est dans le même cas — qui, sar vouloir abandonner certaines vagues notions ou chimère