‹ La renaissance en France (volume 2)Chapitre 12 sur 54 · Le plus bel ornement de notre ég · texte numérisé non relu

Le plus bel ornement de notre ég

p an 1553 et achevé en deux ans. » Manuscrit du

xvn® siècle, publié par M. Ce

2. C'est en 1813 seuleme nons fut consommée. Elle eut lieu, malgré l’op-

e du p

position du maire, par fe, qui fit vendre à vil prix les mai

ux.

3. Isidore Boulli Recherches historig Flolise e 3 3. Isidore Boullier, Recherches historiques sur l'église et la paroisse de la Trinité de Laval, 1845, p. 139.

mais encore maintient dans une sorte de subordination le système qui, inévitablement, est appelé à triompher ‘. Et comme pour nous faire plus regretter sa manière d'agir, cet architecte, de temps en temps, se montre on ne peut plus heureux dans les combinaisons empruntées à la nouvelle architecture. Nous n'en voulons pour preuve que les clochetons d’Avenières formés de groupes de colonnes au-dessus desquelles s'arrondit un couronnement en dôme. Mais où il triomphe également, c'est dans certains détails d'ornementation. A ses têtes saillantes il donne une collerette de feuillages qui tout à la fois les soutient, les accompagne et les grandit.

Suivant toutes probabilités, Jamet Neveu mourut peu après l'achèvement

des travaux dont nous avons parlé. Car il n'est pas possible de reconnaître sa

main dans la partie de la cathédrale qui a été élevée de 1549 à 1556*. On ne franchit pas ainsi d'un seul bond, sans que rien n'ait préparé à un semblable

changement, la distance qui sépare deux manières absolument différentes. La

Renaissance qui, naguère encore, osait à peine se montrer, règne désormais en souveraine maîtresse, et, si un rapprochement se présente à l'esprit, c'est avec le grand transept voisin. Tout porte à croire que nous avons là un spécimen du talent de Pierre Guillot à ses débuts3, et il faut bien avouer que les espérances sur lesquelles on était en droit de compter n'ont pas été entièrement tenues. Pour notie part, nous n'admirons pas beaucoup la voûte immense percée d'une lunette ovale en son milieu, et divisée circulairement et longitudinalement par de larges moulures plates, semblables à autant de bandes soutachées, qui s'élève au-dessus du bras de croix septentrional. Cet arrangement, qui date de 157 manque d'élégance, et la simplicité qui nous avait charmé tout à l'heure fait place à quelque chose de guindé et de prétentieux. Les mêmes défauts, du reste, se retrouvent dans la haute et large fenêtre qui vient si étrangement, 2 l'extérieur, couper un premier fronton reposant sur quatre colonnes corinthiennes. Tous ses meneaux à section quadrangulaire s'en vont buter contre une traverse qui enserre entre elle et la courbe supérieure une série d'ovales aplatis sur les flancs. On ne saurait inventer de divisions plus désagréables à voir et, franchement, nous leur préférons les simples armatures en fer que l'on ne tardera pas à mettre en pratique.

r. Le clocher d’Ave

. Quant

dentifs, rien ne rap

es, dont la construction se poursuivair encore en 1534, est terminé par une flêche toute

rd-

st de la cathédr. e égl

ix travées la Re:

suite

gothiqu

fe (anci

e la Trinité), où, sauf quelques chapiteaux er pen-

ont été élevées de 1537 à 1541.

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