Isidore Bou
Pierre Guillot ne mérite donc pas une place très importante dans l'histoire ‘ : ir ot ffe ‘arrive S re ’à cho 3 de l'art. Il vise trop à produire un grand effet et n'arrive souvent qui choquer a logique et le bon goût. Cependant, on doit lui tenir compte de ses efforts de © È .
ngements et toutes les innova-
aire connaître immédiatement tous les cha
pour tions. Sous certains rapports, nous pourrions même dire qu'il devance son époque,
et Jean Guillot qui, de 159$ à 1597; fut chargé de reprendre, à la place de son
les travaux délaissés depuis plusieurs anné
frère trop vieux ou décédé,
vit obligé de rompre quelque peu avec une méthode attardée. Le portail de a cathédrale, on a peine à le croire, tout au moins dans sa conception générale,
est antérieur à celui de Saint-Vénérand qui montre, à la partie supérieure, un
arc bandé entre deux contreforts et, sur le côté, une tourelle à lanternons.
Peut-être Jean Guillot, dont le monogramme est insc it au-dessus de la date
d'achèvement, 1594, a-t-il voulu se rapprocher du chœur de l’église élevé trente
ans plus tôt’. Dans tous les cas, ce serait là une preuve nouvelle de la flexibi-
ité de son talent. Nous ne connaissons pas l'origine de Jamet Neveu, mais son nom 4 une saveur toute ligérine3. Quant aux deux autres artistes, des documents, en même
temps qu'ils les font naître à Angers, leur donnent cette ville comme lieu de rési-
dence habituelle. Il n'est donc pas étonnant, d’après cela, qu'autour de Laval ne se trouve aucun monument bâti dans le style de la Renaissance. La contrée manquait évidemment d'architectes capables de répondre aux besoins du moment, et ceux que l'on faisait venir du dehors ne pouvaient, naturellement, prêter à l'œuvre de transformation qu'un concours très limité. En outre, il faut bien le
dire, des difficultés se présentaient à peu près les mêmes qu'en Bret vu
la constitution géologique du sol. Quelques grands seigneurs ou de puissantes
assez considérables
corporations avaient seu leur disposition des riches
pour se permettre la dépense occasionnée, soit par le transport de matériaux étran-
gers, soit par l'emploi du dur et rebelle granit.
En réalité, l'influence dont nous cherchons les traces ne fut exercée que par F