‹ La renaissance en France (volume 2)Chapitre 28 sur 54 · La décor mais encore enveloppent les co · texte numérisé non relu

La décor mais encore enveloppent les co

n, un peu monotone, se compose généralement de feuillages qui ne courent pas seulement le long des

pilastres, , comme au monument de Saint-Lazare, à Marseille.

quelque sorte irrésistiblement aux « tailleurs de massonnerie entique italiens » dont parle Jehan Perréal dans sa longue lettre au secrétaire de Marguerite d'Autriche’. A cette date, en France, si la révolution se préparait, elle n’était pas encore faite, et l'on chercherait vainement qui eût pu pratiquer avec tant de franchise un art si avancé. D'autre part, la comparaison que nous avons pu établir avec la partie ornementale du tombeau de François II, à Nantes, ne laisse aucun doute sur la communauté d'origine. Jean de Fiesole et son compagnon inconnu * ont bien certainement travaillé à Solesmes, et c'est à eux qu'est due la reprise du mouvement inauguré vingt-trois ans plus tôt par Francesco Laurana5.

Mais si nos conjectures ont quelque fondement, il est évident que l'attribution

dont nous parlions tout à l'heure mérite la plus grande attention, car les deux

ornemanistes en question fa

saient partie de l'atelier de Michel Colombe et ils

ne fussent pas allés au dehors se mettre à la disposition d'un autre maître. Dans

son ensemble, d

illeurs, la vaste composition qui occupe tout le transept sud

n'est pas indigne du célèbre sculpteur. C'est lui qui, bien certainement, a disposé

es différents groupes, fixé les attitudes et donné à chaque personnage le double

charme de la noblesse et de la simplicité. Quant à l'exécution, elle se recommande naturellement de plusieurs artistes qui tous n'avaient pas un égal talent. Les deux statues les meilleures sont celles de la Madeleine et de Joseph d’Arimathie, qui rompent ouvertement avec le moyen âge et accusent tous les caractères de la véritable sculpture. Rappelons enfin que, par leurs costumes imités de ‘antique, les deux soldats debout aux côtés de la grotte nous font également pénétrer dans un monde nouveau, On a là comme un avant-goût de l’armure

portée par un certain Garreau, chargé de figurer le personnage principal dans

e Mystère de Turnus, en 1so15.

1. Documents sur Michel Colombe, par Benjamin Fillon, 1865, p. 10. 2. Voir plus haut, p. 79.

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