‹ La renaissance en France (volume 3)Chapitre 17 sur 37 · Dans son état actuel l'édifice s · texte numérisé non relu

Dans son état actuel l'édifice s

. Vasseur, op. ait.

êve seulement de quelques pieds au-dessus du criforium.

Mais ce défaut de mesure n'exclut pas un remarquable talent qui se manifeste en plus d'un endroit. On sent que le maître auquel nous avons affaire, s'il rêvait parfois l'impossible et ne calculait pas très bien jusqu'où ses débuts allaient lentraîner, n'en connaissait pas moins admirablement son métier. Tout l'édifice a une apparence de vigueur que l'on trouve rarement ailleurs à la même époque, c'est-à-dire dans le premier quart du xvi siècle ‘. En second lieu, la richesse de la décoration, qui est très grande à la partie supérieure, n'étoufle pas la structure proprement dite et l'on peut avec sécurité considérer le gigantesque échafaudage. Quant au style adopté, par un curieux renversement, il est plus avancé à la base qu'au sommet. Tandis que le triforium demeure encore franchement gothique, des arabesques pourtournent les archivoltes qui séparent la nef des collatéraux. De même tous les piliers sont formés de faisceaux de colonnettes qui rappellent Saint Eustache de Paris. Nous ne parlons pas des culs-de-lampe, dais et piscines, ces détails se trouvant acquis, pour ainsi dire, dès le premier instant, à la nouvelle architecture.

Comme l'architecte de Pont-Audemer, celui d'Ivry-la-Bataille * avait une singulière tendance à exagérer la hauteur des nefs°. Aussi peu de temps après l'achèvement de l’église confiée à ses soins, en résulta-t-il une catastrophe dont il est facile, même aujourd’hui, de mesurer toute l'étendue. Sauf le mur extérieur qui est daté de 1537*, rien ne put être conservé et force fut de reprendre jusque dans leurs fondements les piliers destinés à soutenir le poids des voûtes. Mais outre que l'on était dans les dernières années du règne de Henri IT, c'est-à-dire à une époque où peu de monuments religieux résistaient encore à la transformation générale, il eût paru insensé de ne pas profiter des leçons de l'expérience. Le nouvel édifice présenta donc moins d’élancement que l'ancien, et toutes les arcades, à droite et à gauche, répondirent par leur arrangement à ce que l'on connaissait des préceptes de Vitruve ‘. Du reste, nous n'insisterions pas sur ce point si on ne s'était plu à répéter que nous avions là une composition de Philibert de lOrme.

Car, suivant une manière de raisonner assez commune, il a suffi que la chose fût

1. Suivant un compte de 1507 à 1506 les travaux auraient été conduits par Guillaume Morin et Thomas Théroulde, « maistres de la macho 2. Au sud d'É

de Mayenne, d’où le nom qui lui es

Caudebec ». Archives de Part français, 2° série, t. le, p. 441. de l'Eure. C'est près de ce village que, le c4 mai 1590, Henri IV défir le duc

nos jours.

eux, dans la val

examinant les fenêtres de l’abside qui sont coupées vers le milieu par les voûtes actuel

une idée de l

on peur se faire

tion à laquelle

igait primicivemenc l'édifice.

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