Sai du midi appar
l'une à l'autre. Celle ermine par une abside de la Renaissance.
Sauveur, à proprement parler, est composé de deux
nt au xv- siècle, tandis que celle du nord, plus ancienne,
2. C’est ce qui expliqueraic l'absence de couronnement; le grand architecte serait mort avant la fin des travaux.
d'exemple, un architecte, à Caen, se serait-il mis subitement à changer sa manière, à brûler ce qu'il avait adoré jusqu'alors! Assurément non et, à défaut de monuments religieux, il ne manque pas d’autres constructions qui servent à faire connaître comment s'est exercé préalablement un talent appelé à une si juste renommée.
Et d'abord, il nous paraît incontestable qu'Hector Sohier a été l'architecte du château de Lasson', qui porte, un peu partout, l'empreinte de son style. C'est ainsi que sur la façade principale, à l'angle d’un bâtiment en saillie, se voit un contrefort dont la composition quelque peu singulière renferme la plupart
dire
des éléments qui se développeront à Saint-Pierre. L'étage supérieur, c'est e pinacle, a la forme d'un pilier posé en diagonale par rapport à sa base et lanqué de candélabres sur chacune de ses faces, comme il est terminé par le
même ornement. Les grands losanges ne font pas défaut; ils décorent la balus-
trade entièrement pleine qui, suivant le principe du moyen âge, repose sur ’arête supérieure du glacis du larmier*. Il n'en faudrait pas davantage, on ‘'avouera, pour déterminer déjà son sentiment. Mais est-ce rien encore que l'esprit inventif, chercheur, profondément original qui se manifeste dans la disposition de l'ensemble, aussi bien que dans l'arrangement des détails ? Cet édifice qui ne présente aucune trace d'une influence quelconque est évidemment la première œuvre importante d'un homme de génie. La période de tâtonnement n'est pas
terminée, mais déjà les idées se classent et l'on sent que le moment approche où,
pour peu que les circonstances soient favorables, l'architecture de la Renaissance
aura trouvé en Normandie l’un de ses plus nobles représentants’.