Avant la conquête de Philippe
Rouen, 1848, in-80,
toujours à lui donner une façade digne de son importance, et c'est à quoi le chapitre songea en 1$06, lorsque /a Tour de Beurre’, qui avait donné lieu à de si longues discussions pour savoir si elle serait « amortie à esguille ou à terrasse », eut enfin reçu ce dernier couronnement plus en rapport avec les idées du temps*. L'architecte, qui était alors Jacques Leroux, élève et successeur du célèbre Guillaume Pontifz, auquel sont dus, entre autres choses remarquables, la décoration du portail de la Calende et le porche de la cour des Libraires,
se mit aussitôt à l’œuvre et le projet qu'il présenta fut reconnu unanimement
comme « magnifique et somptueux ?». Rien ne l'eût donc empêché de terminer brillamment sa carrière par l'exécution de ce grand travail, si l’âge ne fût venu sonner pour lui l'heure de la retraite‘. Mais, en partant, il avait au moins la consolation de voir son neveu Roland Leroux’ prendre sa place. Entre les mains de cet habile artiste, tout ne pouvait que marcher admirablement et de plus, vu
le respect porté à une mémoire justement chère, il était moins à craindre que les
dispositions déjà prises ne fussent appelées à subir de considérables changements.
Le nouvel architecte, en eflet, bien que soumis en apparence aux volontés du chapitre, n'en poursuivait pas moins l'accomplissement de ses desseins* et dans ce qui lui appartient à la façade de la cathédrale, vainement chercherait-on la moindre trace des hésitations et des tâtonnements qu'une situation dépendante eût pu entrainer. Le portail, surtout, semble bien répondre à l'appréciation indiquée plus haut et nous ne sommes pas étonné, en l’examinant, de l'enthousiasme que sa vue excita parmi les contemporains. C'est une des plus riches compositions qui existent en ce genre, et l'architecte a été merveilleusement secondé par le talent, aussi simple que délicat, de toute une pléiade de sculpteurs rangés autour de Pierre Desobeaulx, l'auteur incontesté du grand bas-relief représentant, dans le tympan, l'arbre de Jess
trouve à répartir entre eux les deux cent soixante et une statuettes ou figurines accro-
7, Leurs noms méritent d'être conservés, quelque difficulté que l’on
chées aux pieds-droits ou dispersées dans les voussures. Du reste, l'occasion se
présentera peut-être plus tard de vanter séparément et en parfaite connaissance
jant à la our Saint-Romain. Son nom lui vient de ce que pour obtenir