Noël Jallier reçut, pour quatorze g
es histoires, qu
t quatre-v
la valeur du cours actuel de l'argent.
environ six mille francs, qu'il faut bien multiplier par cinq si l'on veut avoi a 6o
années le temps consacré à un ouvrage aussi considérable, puisque la cheminée
placée au fond de la galerie porte déjà le monogramme de Françoise de Brosse mélé à celui de Claude Gouffier’. Et tout ne s'est pas borné à la décoration des murailles; antérieurement au plafond actuel qui remonte seulement à la fin du xvn siècle, en existait un autre d'un goût meilleur. Comme dans la pièce entre
l'escalier et la chapelle, on avait sans doute alors, par des combinaisons de poutres,
obtenu des caissons de formes diverses ?. Le bois, au lieu d'être chargé de couleurs
criardes, n'étalait çà et là que quelques ornements dor
Du reste, si l'on veut avoir un exemple plus frappant de l'art avec lequel la Renaissance savait composer toutes choses, il suflit de jeter un coup d'œil sur le carrelage de la chapelle. Les différentes pièces d'assemblage ont seulement 0”, 11 de côté et chacune d'elles, revêtue d'émail stannifère, ce qui les range dans la catégorie des faïences, porte en brun violet, sur un lit d'arabesques bleues, un monogramme, une lettre ou un écusson, dans un cadre de quatre filets verts. On a ainsi répété indéfiniment et sur deux rangs, la célèbre devise : Hic terminus haeret5, en même temps que sont rappelées dans la ligne médiane et au pourtour les alliances les plus illustres de la famille +.
Ce beau carrelage, qui témoigne dans toutes ses parties d'un goût si délicat, naguère encore était considéré comme ayant été fait sur place par un artiste dont le nom nous est avantageusement connu. On se fondait, pour émettre semblable opinion, d'un côté, sur certains détails d'ornementation familiers aux admirables pièces de céramique, découvertes un peu partout en haut Poitou et baptisées du nom doublement faux de faïences d'Oiron ‘; de l'autre, sur une lettre où Claude Gouffier parle d'un acte passé, au sujet d'une maison, « le xv° jour de l'an
XXIX (1520), par feu madame et mère, au proufict de Françoys Cherpentier,
1. La sculpture de cette cheminée, fort médiocre, indique une grande hâte dans l'exécution.
2. Cf. Royer et Darcel, l'Art architectural en France, 1866, t. II, pl. 9. « La menuiserie, lisons-nous p. 9, est
aillantes ds panneaux subdivisés eux-mêmes en c
: par des poutr
ons étc dont le contour forme
a octogone. La réu
e par quatre limite un petit panneau quadrangulaire. Celui-ci a été peint en
bleu pour recevoir jétaire tra
en or. Tour le surplus est resté de la couleur naturelle du bois, sauf
quelques arabesqu récham
en or, qui on!
poutres. »
néide (IV, 614), X
Ma maison est immobile comme un terme, indestructible comme
5 Monte ; 3. Suivane M. de Montaiglo qu'elle accompagne le Terme,
emblème personnel de Claude Gou
ï, rendue
à son apogée, elle s'y tiendra. Lorsqu'elle entoure, au contraire, le monogramme d'Henri II, elle prend le langage d’un
homme passé maître dans l’art du courtisan :
s'était fait préparer, elle a un ser
fin on
1 là que je m'arrêt
ue je me fixe, que je reste attaché, Qu
la crouve sur la porte d'entrée de la collég nd écuy
combeau qu
laude Paradin, Devises héroiques
plus religieux et plus
»sophique. B.
galement
Lyon, 1557, p. 314.