‹ La renaissance en France (volume 4)Chapitre 52 sur 82 · A dextre, 6 de Genouillac; à sér · texte numérisé non relu

A dextre, 6 de Genouillac; à sér

2CRE quettes de Moderno.

au 1 et 4° d'aqur, à trois étoiles d'or en pal, t 3° d'or à trois bandes de gueules, qui est

eules, à de:

: pals de vair, au chef d'or, qui est d'Archiac,

s illustres. La manière les deux sujets sont traités nous semble empruntée à des pla-

AUNIS ET SAINTONGE. 289

ben. RE is ; ; Bachelier’. Nous avons affaire à des artistes des bords de la Loire, ainsi que le démontrent péremptoirement certains détails de l’ornementation. Quiconque se fût contenté jusqu'alors d'exercer son métier dans une autre partie de la France

n'eût jamais eu l'idée, par exemple, de relever la nudité des murs extérieurs

par une riche et haute frise, assez semblable à une litre. Il fallait avoir vu à

ER

TA ur uE

ÉGLISE DE LONZAC

Chaumont et ailleurs ce qui produisait un si bon effet sur les longues façades des monuments civils ?.

Sauf à Arthenac, dans le voisinage, où la nef et des chapelles ont été recon-

1. Cf. Magasin pittoresque, t. XLV, 1877, p. 210. Le célèbre maître toulousain, quoi qu'on en ait dit, ne semble

illac, Du reste, nous reviendrons sur cette question, à propos d’As-

pas avoir jam au service de Galiot de G sie égl lement due à la munificence de Galiorde Genouillac, fut imitée plus tard (1540-1544

struites sous François [*, l'influence de Lonzac est absolument nulle. Plus d'un demi-siècle s'écoule sans que l’on songe à entrer dans la voie nouvelle. Les églises de Laleu', Genouillé* et Tonnay-Charente datent seulement de la fin du xvé siècle. Du reste, rien à signaler dans ces édifices qui se ressentent de la dégénérescence du goût non moins que de l'appauvrissement du pays à la suite

des guerres civiles.

IT

L'une des plus anciennes découvertes relatives aux travaux de Michel Colombe concerne la commande faite, en 1507, par les « fabricqueurs » de l'église Saint- Sauveur, à la Rochelle, d'un groupe de sept personnages figurant la mise au tombeau du Christ3. Le maitre s'engage à « faire et enlever en pierre les pourtraicts et ymaiges cy apres declairez : c'est assavoir, lymaige de Nostre-Dame, saint Jehan levangeliste, Marie Magdalene, Marie Marte, Joseph Darimatie, Nycodemus, avecques le gisant et tombeau dudit sepulcre, de la sorte et maniere que le cas le requiert et quil est accoustume faire en tel cas, de la grandeur et de telle pierre que sont faictz les ymaiges de la sepulture et trespassement de Nostre- Dame, de present fait en leglise parroschal de Saint-Saturnin de Tours, et mieulx sil est possible{. »

Le prix convenu était de « quarante escuz dor couronne pour chascune ymaige »; d'où il s'ensuit que tout le monument fut payé à Michel Colombe deux cent quatre-vingts écus, correspondant à « six cens trente livres tournoys ». Mais cette somme déjà considérable ne représente guère que les deux tiers de la

dépense. « Honnorable homme Bernard du Pastiz, paintre demourant à Tours »,

Prés la Rochel

atre Surg

es et Tonnay-Charente

3. Lambron de Lignim, Recherches historiques sur l'origine er les ouvrages de Michel Colombe. Tou

de 24 p. in-8.

Page 1