La date d
me le dit M. de Guil
1 d'Anne
1559 ct non pas 1569, ce un contrefort du chevet, au-dessous de l'écus:
(Inscriptions de la France. Il, 574), se lit sur
Montmore
2. Cette date est celle des nefs, qui senc en ce moment. Quant au portail, il était d'environ trente
ous int
ans plus ancien et l'œuvre d’un tout autre architecte. Mais il n’en reste plus que des ris, assez bien reproduits dans la restauration moderne
1œur seul
artient au xvre siccle; c’est un type charmant, que nous re
gretrons de ne pouvoir reproduire.
e nom, paraît-il, de Philibert de l'Orme; mais nanifeste, bien que dans Le premier
; D. 145, Se crouve un di
n qui puisse donner quelqu
seulement en 1531, mais dans le style flamboyant de l'ére précédente.
6. Recherches historiques, archéologiques et biographiques sur la ville de Pontoise, par l'abbé Trou. Pontoise, 1841,
ister au désir de mettre cette révé-
de l’église Saint-Maclou, ne pouvons-nous r lation-à profit en développant les conséquences qu'elle semble entraîner. Et d'abord n'est-on pas porté à croire que l'architecte en question, loin de faire pour la première fois l'expérience de ses forces, avait déjà, peu d'années auparavant, présidé à l'agrandissement du même édifice’. Quel autre que lui, en cffet, a pu
élever les deux nef septentrionales, dont le style se retrouve dans les parties qui
lui appartiennent sans contestation’ ? Et puis, sil en était autrement, nous devrions chercher à l'opposé, c'est-à-dire du côté du midi, le complément d'une carrière qui n'a pu se borner à des travaux relativement de peu d'importance: car on ne saurait admettre que dans l'espace de trente ans, les administrateurs de la fabrique aient changé trois fois d'architecte. Mais l'examen le plus superficiel s'oppose à pareille tentative, et si une chose paraît certaine, c'est que Pierre Lemercier ne dut pas prolonger ses jours beaucoup au delà de 1560.
Seulement laissait-il un continuateur de son œuvre et la même famille at-elle fourni l'homme de talent qui, peu d'années plus tard, transforma à son tour la partie méridionale’? Bien qu'aucun document ne nous le fasse savoir d'une manière indubitable, il y a bien des motifs pour qu'il en soit de la sorte, et voici comment nous raisonnons. Tous les biographes qui se sont occupés de Jacques Lemercier, le célèbre architecte de la Sorbonne, du Palais-Royal et de tant d'autres monuments parisiens sont tombés d'accord pour le faire naître à Pontoise, dans les dernières années du xvi siècle. Même les mieux renseignés sur ce point, après avoir avancé la date de 1590, ont fini par accepter définitivement celle de
1585. Or, quand on réfléchit aux habitudes des temps qui nous occupent, que l'on
voit presque partout le fils embrasser la profession de son père, est-il donc
trop hardi de supposer que les deux artistes dont les noms ont été suce
une génération ferait défaut, et Pierre ne pourrait être considéré que comme laïeul de Jacques. Mais c'est précisément cette lacune qui vient en aide à
tout notre système. Elle explique ce que la différence de style nous avait fait
1. L'église Saint-Maclou n'avait primitivement qu'une seule nef. C'est vers 1525 environ que l’on songea à ajoute
des collat nord.
2. Nous conseillons, à ce sujet, d'examiner surtout la décoration de la porte qui s'ouvre du côté d
aux, en commençant par le côté
lorient.
3. La construction de la nef méridionale commença du côté du chœur où nous trouvons, au-dessus d’une porte
la date de 566. Puis
ntant ur marchand
plus loin, un bas-relief rep Enfin, une clef de voûte, dans le voisinage de la
flanquée de colonnes feuillag
, quelques crav
de draps à son comptoir est indiqué comme ayant été exécuté en 57c
ein
façade, est timbrée de 1578. Toutes ces dates, à notre connaissai nt jamais ent
Quatremère de Quincy, Histoire de la vie et des ouvrages des plus célèbres architectes. Paris, 183c. — Jal, Dictionnaire
1765. — Grosley, Éphémérides. Paris, 1811. —
aniol, Description de Paris et de ses environs. Par
artistique, Paris, 1867. — Lance, Dictionnaire des Architectes francais, 1872.
pressentir il y a peu d’instants. On sent dans la partie méridionale de Saint-Maclou une autre main que du côté du nord, même en tenant compte des changements nécessités par l'époque où l’une et l’autre constructions ont été exécutées.
Ainsi, d'après ce qui précède, aux Métezeau, aux Chambiges, aux Du Cerceau, faut-il joindre maintenant les Lemercier, Sans doute, à ce sujet la dernière preuve n'est pas faite, mais il faut avouer cependant que la question se trouve aujourd'hui singulièrement avancée. Toutes les probabilités sont pour nous, et nul doute que le document cherché ne fasse un jour son apparition.
Quoi quil arrive, du reste, on ne pourra éternellement s'empêcher
âce lég
d'admirer avec quelle gr ère les colonnes placées à la séparation des deux nefs septentrionales ont été conçues. Les chapiteaux surtout atteignent un tel degré de perfection, qu'en les voyant, il est difficile de ne pas songer au merveilleux monument du cardinal Louis de Bourbon, à Saint-Denis. C’est la même finesse d'exécution, le même charme dans l'arrangement des moindres détails. L'ornementation, lorsqu'elle est traitée de cette manière, devient de l’art le plus élevé et, si une chose a lieu de nous étonner, c'est que de semblables chefsd'œuvre n'aient pas été depuis longtemps popularisés.
Facilement pourrions-nous encore vanter la porte qui s'ouvre à lorient, tout à côté de l’abside. C'est un élégant spécimen de ce que le règne de François I“ a vu élever de mieux en ce genre’. Nous en dirons autant des grands pilastres qui, sur le flanc nord, accusent les travées et remplissent le rôle de contreforts*. Du reste, pour apprécier sainement la haute valeur de cette belle architecture, il suflit de se transporter au midi, où les mêmes motifs ont été traités d'une manière bien différente’. Avec le fils de Pierre Lemer-
cier, qui subissait, il est vrai, l'influence de son temps, le règne de la lourdeur
compassée fait invasion à Saint-Maclou. A peine arrive-t-on à comprendre qu'en
un si petit nombre d'années il se soit opéré un pareil changement. Tout cela, en
1. Parmi les ornements sculptés sur les pieds-droits figurent tous les objets destinés au culte, tels que calices, burettes
chandeliers, ete. Ce genre de décoration est assez rare à 1 époque de la Renaissance; nous ne l'avons trouvé jusqu'ici qu'à
l’église SaintSymphorien de Tours et au tombeau d’Armand de Biron, évêque de Sarlat, dans la chapelle haute du château