‹ La renaissance en FranceChapitre 18 sur 39 · FENÊTRE DU CHATEAU DE SARCUS · texte numérisé non relu

FENÊTRE DU CHATEAU DE SARCUS

du fond présentant douze arcades et les ailes chacune cinq, en tout, vingt-deux arcades, surmontées chacune d’une croisée entourée d’un chambranle orné de

masques et de candélabres.

« Entre chaque arcade, un contrefort en saillie vint assurer la solidité du tout: la forme élégante qu'on donna à ces piliers et les sculptures dont on les couvrit vinrent servir à l'ornementation. Ces contreforts se terminaient en aient en

flèches qui allaient jusqu'au sommet du bâtiment, où ils épanouis

fleurons : les arcades elles-mêmes furent couvertes d’arabesques les plus riches et les plus variées; un bel entablement surmontait certainement le tout, couronné lui-même d'une galerie à jour précieusement travaillée, et d'un de ces hauts toits à la manière du temps, qu'une crête en fer, se découpant sur le ciel, devait rendre plus pittoresque encore.

« Ajoutons que les voûtes du cloître furent, plus tard, peintes des cou-

s, et que les

leurs les plus vives, que les nervures furent en partie doré blasons, entourés de rinceaux qui se trouvaient en sculptures saillantes à chaque intersection de nervures, furent peints, dorés ou argentés, selon ce que voulaient les pièces de ces blasons; qu'enfin, douze médaillons de haut relief,

représentant la famille royale et quelques personnages de la cour, vinrent

compléter la richesse sans pareille du monument qui, alors qu'il fut entièrement terminé, dut présenter l'aspect le plus imposant et le plus délicieux qu’on puisse imaginer’. »

Cette description est naturellement suivie de conjectures sur le nom de l'architecte auquel il faut attribuer la transformation du château de Sarcus. Mais dans ce travail de recherches, le croirait-on? on ne se donne même pas la peine de discuter les droits que la France peut bien avoir à cette brillante architecture. Partout il n’est question que de l'Italie, et cette prédilection inexplicable entraîne l'auteur non seulement à nier, au sujet de Gaillon, les résultats les plus sérieusement acquis, mais encore à étendre la liste des constructions dont, trop longtemps, on a fait honneur à Fra Giocondo. Cependant, puisqu'il est certain qu'en 1523 l'œuvre qui nous occupe était assez peu avancée pour qu'on n'eût pas dépassé les grandes arcades du rez-de-chaussée‘, nous ne voyons pas comment le célèbre dominicain, rentré en Italie depuis plus de quinze ans à cette date et

même mort depuis quatre, aurait pu en quoi que ce soit faire sentir son action’.

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