‹ La renaissance en FranceChapitre 22 sur 39 · De 1520 à 1530, très probabl · texte numérisé non relu

De 1520 à 1530, très probabl

du grand conné

e, Généalogie de la maison de Montmorency.

nen

4. De 1541 à la mort de François Ie, arrivé 4. De 1541 à la mort de François I, arrivée le 31 mars 1547.

ILE-DE-FRANCE

moment, et nul doute que bientôt la France n’eût encore une fois à se féliciter de l'injustice de ses gouvernants.

Que l'on ne vienne donc plus demander maintenant ce que Jean Bullant a

pu faire entre les années 1$$9 et 1570‘! Le vide qui existait dans toutes les biographies de ce grand homme à cette date est aujourd’hui comblé; un nouveau fleuron s'ajoute à sa couronne, et, du même coup, nous détruisons cette opinion erronée que le connétable n'aurait presque laissé aucune trace de son passage à Chantilly”. Après avoir donné, dans l’histoire de l'art, tant d'importance à sa première disgrâce, c'est véritablement trop oublier la seconde, et, d'ailleurs,

la présence seule du petit château suflit grandement à prouver le contraire. De

même, il est impossible d'examiner avec quelque attention les différentes parties de cette élégante construction sans y reconnaître la main de Jean Bullant. Chantilly procède directement d'Écouen, ainsi que nous allons le démontrer?.

La logique veut que dans tout édifice les étages soient nettement accusés à l'extérieur. De là cette superposition des ordres que les architectes de la Renaissance érigèrent en principe, et dont le seul défaut était de donner à leurs compositions une étrange monotonie. On ne pouvait, en considérant les longues façades principalement, s'empêcher de les comparer à une sorte d'échiquier, car toutes les lignes horizontales produites par les entablements se

trouvaient régulièrement coupées à angle droit par des pilastres ou des

g colonnes. Cet état de choses, après avoir duré jusqu'au milieu du xvi° siècle, finit par engendrer une véritable lassitude, et pour chacun il devenait évident que les esprits étaient à la recherche de quelque combinaison nouvelle dont l'apparition serait accueillie avec une incontestable faveur. C'est alors que Jean Bullant, occupé à terminer le château d'Écouen, rompit tout à coup avec la tradition en appliquant sur l’un des côtés de sa cour intérieure les quatre colonnes corinthiennes, imitées du temple de Jupiter Stator, qui comprennent la hauteur entière de l'édifice, et ne tiennent aucun compte des divisions pré-

1. « Ce que Bullant fic en matière de construction, de 1559 à 1570, on ne le voit guêre. » Berty, les grands

architectes de la Renaissance, p. 153.

> à Chantilly. » Jean Bullant, architecte du connétable

2. « Le connétable, qui a fait de tout temps peu de chos les Archives de lart

de Montmorency, actes extraits des registres de la mairie d'Écouen, par M. de Montaiglon, d Willemin (Monuments françai

français, w* série, documents, t. VI, p. 331. — Quant à l'opinion c.), qui

pas d’être ré

jamais ouvert

fair honneur du petit château au grand Condé, elle ne m e. Il faut que ce critique n

a 1579, quarante-deux ans avant la naissance du grand

le Ile volume des Plus excellents bastiments de France, publié Condé.

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