‹ La renaissance en FranceChapitre 23 sur 39 · A proprement parler, alée plus haut · texte numérisé non relu

A proprement parler, alée plus haut

de la lacune

la construction du petit chât remplit qu'une F

Montmorenc:

arrivée en 1567.

at la mort d’An

de 1560, il était te

Commencé dans les premil

és de Montmorency et de Savoie, pour

s l'attique

Aussi, du côté de l'entrée, cussons figur

rappeler le mariage du connétable avec une princesse de cette der

cédemment indiquées. Car ce portique, il ne faut pas l'oublier, n'est qu'un plaçage élevé dans l'unique but de racheter la simplicité du corps de bâtiment, auquel il est mal soudé. Quoi qu'il en soit, nous tenons à constater que l’ordre colossal, c'est ainsi que l'on nomme ce nouvel arrangement, à été introduit chez nous par l'architecte du connétable de Montmorency, qui en a fait à Écouen la première application.

Si maintenant nos yeux se tournent vers le petit château de Chantilly,

nous ne pouvons nous empêcher de remarquer que les colonnes engagées de É

a façade d'entrée traversent deux étages’. Il en est de même, du côté de la

angue de terre occupée jadis par un jardin, des pilastres corinthiens dr entre les arcades du portique, et cette disposition se répète encore sur les

pavillons d'angle vers le lac, ainsi que sur les deux avant-corps à l'intérieur de

a cour. Or, est-il croyable qu'un autre que Jean Bullant ait pu, à la date indiquée précédemment, se permettre une telle innovation? Assurément non, uelque rapide que soit généralement l'adoption d'un faux principe. Cependant, comme on arrivait de la sorte à donner aux édifices une certaine apparence

, l'ordre colc

al devait être rapidement appelé à une fortune incroyable. Non seulement nous le retrouvons dans toutes les constructions

impor

antes de la fin du xvi* siècle*, mais cent ans après son apparition, sous Louis XIV, il est plus en faveur que jamais.

D'autres points de rapprochement entre Écouen et Chantilly ne nous manqueraient pas encore. Mais laissons auparavant la parole à Willemin, dont es appréciations valent souvent mieux que les renseignements historiques.

« La façade du petit château », dit-il, « est une élégante composition

qui participe des qualités et des défauts de l’école du xvn siècle (lisez xvr‘).

e mérite des membrures et des détails, d'une rare finesse et d'un goût par-

fois aussi pur que celui de l'antique, est en pi

tie compromis par la bizarrerie de l'ajustement et par cet enchevêtrement des parties qui force la corniche, ce régulateur inviolable du couronnement de l'édifice, à s'ouvrir en trois endroits différents pour livrer passage à des fenêtres qu'un goût plus pur aurait bien pu

porter au second étage au-dess

« Le comble, par son élévation, contribue également à écraser de son

poids l'édifice, d

trop rabaissé par le manque d’une distance suffisante entre

on de celles d'Écouen.

rie du bord d

au, entre le pavillon de Flore et celui de en 1862.

au

ment détru

ILE-DE-FRANCE

les deux étages qui en constituent l'ordonnance. Enfin les fenêtres du premier étage nont pour appui que la corniche de celles du rez-de-cl

étrange de parties d'ordres différents qu'aucun

haussée, confusion an artifice de composition ne saurait légitimer*. »

Tous les défauts dont parle Willemin se retrouv P emin se retrouvent en germe au château

d'Écouen, et, pour s'en convaincre

, il suffit de jeter les yeux sur la gravure

Page 1