CHAPITRE SEIZIEME
La cour d’honneur du château présente cette originalité de construction : une rampe, légèrement inclinée, portée sur des arcades, permettait d’accéder en voiture, ou en litière, ou à cheval, à la galerie extérieure du premier étage. La chapelle était d’une grande richesse de décoration sculpturale, et ornée de marqueteries, de boiseries, de panneaux de faïence, d’une rare beauté (1).
A l’époque où s’élevait cette belle création architecturale d’un maître maçon forézien, un de Lévis-Couzan faisait construire, à Challain-d’Issoure, un château non moins important, non moins luxueux, dont l’ordonnance, en certaines parties, rappelle celle de la Bastie d’Urfé, notamment une superbe galerie de rez-de-chaussée, formée d’arcades en anse de panier, qui supportait autrefois une colonnade d’ordre corinthien. Ne serait-ce point là une autre œuvre d’Antoine Joynillon ?
Antoine Joynillon mourut le 19 mai 1 558. Son corps fut inhumé dans le cimetière de l’église Saint-Etienne-le-Molard, paroisse de La Bastie d’Urfé. La pierre de sa tombe, qui est aujourd’hui encastrée sur le mur extérieur de l’édifice, porte cette épitaphe :
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