CHAPITRE SEIZIÈME
et, sur le côté sud, cette autre :
Jo. D. Beaujeu kaciedat anno 1567.
En 1554. Jean de Beaujeu « visitait » l’église de Galan, qui venait d’être terminée, et recevait, pour ses honoraires et frais de déplacement, la somme de 9 livres 14 sols.
On fixe à i568 la date de la mort de ce maître maçon.
Jean de Beaujeu avait marié, en 1 552 , sa fille à Michel Chambry, « maistre des œuvres de la Ville d’Auch », qui travailla avec son beau-père à Sainte-Marie, jusqu’en 1 568.
A l’histoire architecturale du château de Pau, se rattache le nom d’Henri Boulard, qui fut « architecte et ingénieur de Henri III, roi de Navarre », tout en étant maître maçon-tailleur de pierre. La première mention officielle qui soit faite de lui se trouve dans un payement de 38o livres pour avoir élevé la Salle des archives dans la grande tour du château de Pau. En 1 5 59, il donne les plans d’un moulin à l’Ile-Jourdain, en Armagnac, que construisent Antoine de Lescale et Dominique Bertin. Quatre ans après, il figure dans un compte comme architecte du château de Pau ; en i582, il répare la Tour castillane. On le trouve, deux ans après, à Nérac, où il dirige des travaux exécutés au château, et entreprend la construction des fortifications.
En Guyenne, il n’v a guère à mentionner qu’un seul nom de maître maçontailleur de pierre paraissant avoir eu quelque notoriété à la Renaissance : celui de Guirault de Pommier « maistre des œuvres du Roi en Guyenne », mort en 1 525, et inhumé dans l’église Saint-Eulalie, à Bordeaux, dans la chapelle de la Vierge, où un petit monument a été élevé en son honneur.