‹ La renaissance française; l'architecture nationale, les grands maîtres maçonsChapitre 206 sur 236 · CHAPITRE DIX-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIÈME

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lendemain de la Guerre de Cent ans, il se produisit en France une véritable Renaissance de la nation, au sens le plus littéral du terme : l'action de renaître, le retour à la vie.

Ft, cette Renaissance eut dans l’Architecture nationale, religieuse et civile, son expression publique la plus complète, la plus grandiose, la plus éloquente pour les yeux et pour les âmes, celle que le peuple comprenait le mieux, et à laquelle il devait être le plus sensible.

Le xvic siècle commencera, comme un beau jour, dans une douce, claire, et lumineuse aurore, annonçant le soleil radieux, vainqueur de la nuit, des nuées et des tempêtes, qui va fleurir la terre de France d'innombrables et incomparables œuvres d’art.

C'est que notre génie artistique, enseveli sous les cendres et dans les ruines amoncelées par l’invasion étrangère, était resté en germe sain et vigoureux, et n’attendait que le retour à la lumière, dans la paix, pour pousser rapidement, et pour porter de nouveau des fleurs superbes et des fruits savoureux.

De l’Architecture du Moyen âge à l’Architecture de la Renaissance, la filiation sera, ainsi, directe, immédiate, et ininterrompue.

Elle se manifeste, de la façon la plus évidente, et partout, au nord comme au midi, à l’est comme à l’ouest, et au centre, par la continuation de l’emploi de

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