I.E PAXITALIAXlSME ARTISTIQUE EX FRAXCE
« A messirc Guy de Paganino, chevalier, painctre et enlumineur, à raison « de 5o ducats par moys, par an 937 1. io5.
« A frère Jehan Jocundus, religieux de l’ordre de Saint-Francoys, deviscur « de bastiments, pour ses gaiges et entretenements ou (au) service dud. seigneur « durant la d. année, 56-2 1. 100.
« A dont Passelo, jardinier, pour semblable cause, 3y5 1.
« A Jerosme Passerot, me ouvrier de maçonnerie, 240 1.
« A Domenico de Courtonne, faiseur de chasteaulx (tours de bois pour « fortifications) et menuisier de tous ouvrages de menuiserie, 240 1.
« A Alphonse Damasso, tourneur d’albastre, lequel est serviteur du m® <( tourneur qui est aile à Napples quérir sa femme, à 40 1. par mois, 480 1.
« A maistre Bernardin de Brissia (Brescia), ouvrier de planchers et menuisier « de toutes sortes et couleurs, 240 1.
« A Charles Faulcon, orfèvre, charge de femme et de deux petits enfants, « nouvellement crestiennez, 600 1.
« A Domenico di Cappo, faiseur de hardes, à 240 1.
« A Jacques di Dyanno, faiseur de journades (vestes de dames), 240 1.
« A Henard de Saint-Sevrin, son compagnon, aussi faiseur de journades, « 240 1.
« A maistre Silvestre Albast, faiseur d'habillements de dames à l’ytallienne « de toutes sortes, à 240 1.
<( A Pantaleon Comte, ouvrier de broderie et à sa femme, ouvrière de « chemises à la façon de cathelongne, à 240 1.
« A Paulus de Oliveris, faiseur de santeurs et eaues musquées, à 36o 1.
« A Jeronime Nigre, more, qui garde les papegaulx (perroquets), à 120 1.
« A mess® Luc Becjeama, jol lier et inventeur subtil à faire couver et naistre « poulletz, à 3 yS 1. (Le même est qualifié en outre ailleurs : « chevalier, deviseur « de bastiments ».)
« A Domino Johanne de Granna, prebstre faiseur d'orgues, à 240 1.
« A Johannes Lescaris, docteur en plusieurs sciences, natif du pays de la « Grèce, à 400 1. ».
Dans cet état, on voit donc figurer, en fait d’artistes du Bâtiment, deux deviseurs de plans, dont un a plus particulièrement la spécialité de couveur de poulets, un maître ouvrier de maçonnerie, deux menuisiers, un peintre, et deux tourneurs d’albâtre. Il n’y avait point là vraiment un personnel suffisant pour faire une révolution dans l’architecture française.
Que l’on prenne, les uns après les autres, tous les membres des colonies italiennes d’Amboise, de Paris, de Fontainebleau, longtemps présentés comme les initiateurs de la France à l’architecture de la Renaissance, il sera aisé de démontrer irréfutablement la fausseté d’une légende, qui est sans autres fondements que le mensonge, la mauvaise foi, et l’ignorance.
I )es couturiers, des parfumeurs, et des
couveurs de poulets
Frère Jean Joconde.
Le pont Notre-Dame de Paris inexactement attribué à Joconde.