‹ La renaissance française; l'architecture nationale, les grands maîtres maçonsChapitre 28 sur 236 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

goût architectural, qui semblerait avoir du être dans les préoccupations d’amourpropre de ces princes ? Nullement. A Lyon, la nombreuse, et fort ancienne, colonie italienne, qui tenait la haute banque et le haut commerce, n’a jamais songé à se faire bâtir à la mode transalpine des résidences urbaines ou rurales. A Bourges, un riche marchand italien, Durante Salvi, fait construire, dans les premières années du xvie siècle, un hôtel, qui est, aujourd’hui, dénommé l’Hôtel Cujas, du nom du plus illustre de ses possesseurs divers. L’édifice, sans aucun doute, bâti et décoré parles maîtres maçons et les imagiers employés à la tour nord de la cathédrale, Colin Byart, Pierre Byart, Nicolas Poyson, Marsault Paule, etc., est beaucoup moins dans le style Renaissance que le logis élevé, quelques années auparavant, pour Jean II Lallemand, receveur général de Normandie, et que firent orner de sculptures remarquables ses deux fils, maires de Bourges, entre i 5 1 5 et 1 5 2 5 (i).

Ce sont nos maîtres maçons-tailleurs de pierre qui seuls ont fait la Renaissance architecturale française. L'étranger n’y a été pour rien.

(i) Amcdée Boi.net : Les sculptures de la Renaisssance à la façade occidentale de la cathédrale de Bourges, Revue de l’Art chrétien, janvier-février 1910, p. 10-n.

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