TRADITIONS, MOEURS ET HABITUDES CORPORATIVES ET PROFESSIONNELLES
u’étaient professionnellement et socialement ces maîtres maçonstailleurs de pierre, ces « maistres d’œuvres de maçonnerie », qui ont fait la Renaissance française, qui ont couvert notre sol de tant de merveilles d’art ?
Jusqu’au milieu du xvi® siècle, avant la venue de Pierre Lescot, de Jean Bullant, de Philibert de l’Orme, et de Jean Goujon, l’artiste quia donné les plans et qui dirige les constructions des édifices et des bâtiments publics et privés, porte exclusivement dans les actes, — marchés, devis, prix faits, baux à besogne, etc., — les qualifications de maistre maçon-tailleur de pierre, de « maistre des œuvres de maçonnerie ». Le terme professionnel de maître i.e maître maçon maçon-tailleur de pierre est d’un usage aussi courant que pendant tout le Moyen tailleur de pierre, âge, où les rares documents d’archives qui concernent les œuvres d’architecture le traduisent en latin par « lathomus ou lathomos ». Par exemple, sur l’épitaphe de Pierre de Montreuil, le maître d’œuvre de la Sainte-Chapelle de Paris, on