LES ROIS ET LES REINES
ks auteurs des chroniques et des mémoires de la Renaissance, non plus que les conteurs et les poètes, ne se sont guère préoccupés du mouvement artistique de ce temps; à peine, trouve-t-on, dans les ouvrages techniques contemporains, tels que ceux de Philibert de l’Orme, de Jean Bullant, de J. Androuet du Cerceau, de Bernard Palissy, de Sébastien Scrlio, etc., ça et là, épars, sommaires, vagues et dillus, quelques renseignements sur les personnages divers patlesquels ce mouvement a été créé, ou lui a été donnée cette impulsion prodigieuse, irrésistible, et générale, qui a fait de l’Architecture française, au xvi° siècle, la plus florissante de toutes celles des autres pays, la plus féconde en œuvres originales, grandioses, pittoresques, et d’une variété extraordinaire de caractères et de physionomie. La France n’a point eu, comme 1 Italie, de Vasari. Aussi, la plus simple esquisse d’un tableau d’ensemble contenant les principales figures des grands protecteurs de l’Architecture nationale, pendant cette période de notre histoire, est-elle une entreprise très délicate, très difficile, qui présentera forcément bien des ignorances, des incertitudes, des omissions et des oublis.
Indifférence des écrivains du xvi® siècle pour l’architecture.