‹ La renaissance française; l'architecture nationale, les grands maîtres maçonsChapitre 55 sur 236 · I.ES PROTECTEURS DE I. ARCHITECTURE NATIONALE · texte numérisé non relu

I.ES PROTECTEURS DE I. ARCHITECTURE NATIONALE

de Noyon.de i5oi à 1 5*^5, a marqué son épiscopat par la construction de l’évêché en style de la Renaissance (i), et Par l’érection, vers i52o, dans la cathédrale de la chapelle de Notre-Dame de Bonsecours, œuvre intéressante exécutée dans le même style.

Pierre de Rohan, cadet de la maison de Rohan-Guéménée, célèbre, dans l’histoire, sous le nom de maréchal de Gié, puis de duc de Nemours, se consola, par la construction du fastueux château du Verger, en Anjou, « une des plus belles maisons de France », disait l'auteur des « Mémoires de Fleuranges », de sa disgrâce sous Louis XII, et de l’inique procès politique qu’il eut à subir, de 1 3oq à i5o6, par suite de la haine de son puissant rival, le cardinal Georges I'r d’Amboise, appuyé par Anne de Bretagne et par Madame d’Angoulême.

Mais ce fut, sous les règnes de François Ior et de Henri II. que la Cour et la noblesse bâtirent le plus et le mieux, et ornèrent la France de constructions monumentales, — églises, chapelles, hôtels et châteaux, — qui, malgré les destructions opérées par les Guerres de religion, les invasions étrangères, le fanatisme révolutionnaire, et le vandalisme officiel et privé, font encore aujourd’hui de notre pays le plus riche de tous en chefs-d’œuvre d’architecture.

Anne de Montmorency, connétable, grand maître de France, ministre favori de François Ier et de Henri II, crée Chantilly, Ecouen, et la Fère-en-Tardenois, où, pendant de nombreuses années, il fait travailler les premiers maîtres maçons-tailleurs de pierre, les plus habiles sculpteurs, peintres et verriers de son temps. Aucun prince, ni grand seigneur ne posséda plus de châteaux, entretenus et restaurés avec autant de soins que l’étaient Méru, OlVemont, Magny et Gaudelu dans l’Ile-de-France, Chàteaubriant en Bretagne, et la Roche-Pot en Bourgogne; n'habita plus de résidences parisiennes qui, par leur luxe et leur caractère artistique, aient surpassé l’hôtel de la Roche-Pot, rue Saint-Antoine, l'hôtel de Méru, rue du Temple, l'hôtel de Danville, rue de la Culture-Sainte-Catherine, et l’hôtel de Montmorency, rue Sainte-Avoye, dans lesquels étaient accumulées, comme à Chantilly et à Ecouen, les merveilles artistiques de tous genres, modernes, anciennes, et même antiques, recrutées partout, en France et à l’étranger, par des agents nombreux empressés à servir le connétable et le grand maître de France : des prélats, des ambassadeurs, des gouverneurs de provinces, des lieutenants du roi, des chefs d'escadre de la marine du roi, etc.

Guillaume Gouftier, connu sous le nom de Bonivet, qui avait été nommé par François Ier, en i 5 1 5 , amiral de France, et qui mourut à Pavie aux côtés du roi, élève, de 1 5 1 5 à i 5 2 f> , en Poitou, le fameux château de Bonivet, que

(i) Il ne reste plus aujourd'hui de cette belle construction qu'un pan de mur dans lequel s’ouvre une croisée remarquable par sa décoration sculpturale.

Le maréchal de Gié.

Anne de Montmorency.

Les Goullier.

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