‹ La renaissance française; l'architecture nationale, les grands maîtres maçonsChapitre 65 sur 236 · GUILLAUME SENAULT - PIERRE FAIN PIERRE DELORME · texte numérisé non relu

GUILLAUME SENAULT - PIERRE FAIN PIERRE DELORME

És sa nomination au siège archiépiscopal de Rouen, Georges Ior d’Amboise décida de faire reconstruire, sur de nouveaux plans, le château de Gaillon, résidence d’été des archevêques, que les Anglaisavaientruiné.Son prédécesseur, le cardinal d’Estouteville, qui fut, lui aussi, un grand bâtisseur, avait eu le même projet, et en fit commencer l’exécution sous la direction du maître maçon rouennais Jehan Quesnel. Mais le fastueux et riche prélat ne trouva pas à son goût les constructions déjà élevées; elles lui paraissaient à la fois d’un style trop suranné et de proportions insuffisantes pour son train de maison princier.

A cette date, i5oo, Georges Ier d'Amboise est le ministre tout-puissant de Louis XII. Il revient d’Italie. Au cours de l’expédition militaire, il a vu les œuvres d’architecture créées dans le Milanais par les artistes de la Renaissance italienne. Pour bâtir le nouveau château fera-t-il appel à quelque « deviseur de plans » venu d’outremont ? Nullement. G’est à des maîtres maçons-tailleurs de pierre français qu’il s’adresse. Les préférences publiques pour l’Art national qu'il affichait en cette circonstance sont une preuve que la situation et l’influence des artistes étrangers venus en France dans les fourgons de Charles VIII et de

Le cardinal Georges Ier d’Amboise à Gaillon.

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