PREFACE IX
nemcnt de notre Ecole française d'architecture. Son ouvrage semble avoir épuisé, définitivement peut-être, la matière qui y est traitée. Toute préface a un terme, et je dois m' arrêter.
Ce qui me reste à dire : c'est l'estime que nous pouvons avoir pour la personne de M. Marins Vachon, pour son érudition, pour sa foi dans les vérités qu'il discerne dans l'immense œuvre de la Renaissance française, exalté si justement par lui ; pour la justice qu'il rend à ces grands « maistres maçons», modestes par le titre qu'ils portaient, qui ont été confondus, peutêtre malicieusement , — ce qui est bien administratif , — par les comptables des rois, des princes, et des grands seigneurs, faisant a bastir à grands et petits frais », avec les simples artisans maniant la truelle des maçons on le marteau des tailleurs de pierre; à ces vrais u maistres d'œuvres », qui concevaient les édifices, qui en traçaient les plans, et, marviataires vigilants de leurs clients, en poursuivaient la réalisation complète, — comme cela est encore ; — grands artistes, dont les travaux ont couvert notre pays de merveilles architecturales, dues entièrement à leur imagination et à leur génie.
En quels termes enthmisiastes M. Marins Vachon célèbre l'aurore de la Renaissance ! Quel chaleureux appel à l'attention de ses lecteurs ! « Des cendres et des ruines », il tire « des fleurs superbes et des fruits savoureux » /
H. DAUMET
MEMBRE DE l'iNSTITUT.
Septembre iqio.