‹ La renaissanceChapitre 162 sur 189 · LA PLACE NAVONE · texte numérisé non relu

LA PLACE NAVONE

Un gentilhomme français, un gentilhomme anglais, un franciscain flajnand. Un cicérone.

LE CICERONE

Je me suis dit tout de suite en vous apercevant de loin, excellentissimes seigneuries : Voilà des personnages de la plus haute importance auxquels ton de-

voir t'oblige d'aller faire la révérence au plus tôt et offrir tes services.

LE FRANÇAIS

Moi, je suis de Champagne, et ma terre de Brandicourt est bien connue. Mon ami vient de Londres, et nous avons loué à frais communs les ser\^ices de ce bon Père; il nous suit, brosse nos habits et prend en note les observations que nous faisons dans notre voyage.

LE CICERONE

Mon bonheur est au comble d'avoir fait une rencontre aussi flatteuse que celle de Vos Excellences illustrissimes. Je jouis dans cette ville d'une considération assez grande, et, mon Dieu ! je puis le dire, on l'accorde beaucoup moins à mon pauvre mérite qu'à la grandeur de ma naissance et au crédit dont mes parents jouissent auprès du Saint-Père. Vous me voyez heureux de mettre à vos pieds tout ce que je suis; je vous ferai contempler Rome dans ses détails les plus précieux, et vous en expliquerai de point en point les agréments.

l'anglais.

Ce sera fort agréable; mais, peut-être, nous demanderez-vous très cher?

LE CICERONE

Magnifiques seigneurs, vous me donnerez ce qui vous conviendra. En tout cas, soyez-en convaincus, je me tiendrai pour comblé par vos bontés. Je n'aspire qu'à l'honneur de vous rendre service.

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