‹ La renaissanceChapitre 181 sur 189 · LE PÈRE · texte numérisé non relu

LE PÈRE

Quoi! ne veux-tu pas nous dire un seul mot?... Regarde, regarde ta malheureuse mère... Elle est là, vois- tu? Le chagrin la tuera... Tu le sais bien, n'est-ce pas?

LE MARI, au médecin.

Venez... dans cette fenêtre... j'ai quelque chose à vous dire... Venez là... parlons bas... Que personne ne nous entende... Avouez-moî bien smcèrement la vérité. Je suis homme... je peux tout entendre... Vous savez que j'ai du courage... Oh! j'ai beaucoup de courage !

Il sanglot».

LE MEDECIN

Voyons! voyons! calmez- vous, messire Luigi, mon ami!

523 LA REN'AISSANCE

LE MARI

Oui, votre ami!... Ah! certainement! j'ai besoin d'amis! Parlez-moi comme il faut... Combien, oui, combien en f audm-t-il de jours pour que je la voie remise; oui, elle, là... Properzia... ma Properzia!,., Vous savez de qui je veux parler?...

LE MÉDECIN

Hélas! mon pauvre messire Luigi... je vous ai prévenu... j'ai fait mon possible... Vous savez que Frère Bento est averti, et je l'entends dans l'escalier qui apporte le saint viatique.

LE MARI

Mais vous ne voulez pas dire psir là, n'est-ce pas, que. . . ?

LE MÉDECIN

Messire Luigi, pauvre homme!... faites vos adieux à votre femme.

Le mari retourne vers le Ut.

PROPERZIA, d'une voix très faible.

Pourquoi est-ce que je ne meurs pas?

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