‹ La renaissanceChapitre 28 sur 189 · MARSILE FICIN · texte numérisé non relu

MARSILE FICIN

Pour moi, s'il m'est permis de l'avouer, je suis profondément ému et touché de l'effort général qui élève

tout un peuple vers les sphères enchantées du bien et du beau. Quoi de plus admirable que de voir cette lutte généreuse de toutes les nobles passions liguées contre les mauvaises, et ces églises constamment remplies, tandis que les tavernes sont désertes!

MACHIAVEL

Je suis comme vous, c'est-à-dire que je remarque avec un intérêt extrême les discussions des Conseils, en même temps que les bonnes mesures administratives me donnent l'idée d'une activité théoriquement bien dirigée. Toutefois, je ne sais si cette situation peut durer.

VESPUCCIO.

Et pourquoi, je vous prie, en doutez- vous ?

MACHIAVEL

Il y a trop de calme apparent et trop peu de tranquillité réelle. Les gens satisfaits le sont trop passionnément comme le seigneur Vespuccio, ou trop systématiquement comme le seigneur Valori.

VESPUCCIO.

Moi, je hais les Médicis, c'est bien connu, et du moment que leur joie est en bas, la mienne est en haut; il n'y a rien de plus naturel.

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