ALFONSO
Me voici, monseigneur.
LE DUC
Va à Forli. Il faut m'y concilier les Guelfes, et, pour cela, offre-leur ma protection contre les Gibelins. Comme ceux-ci sont les plus forts, attirons à nous ceux qui ont le plus besoin d'alliance. Tu feras de même en passant à Faënza et à Ravenne, mais tout au rebours à Rimini, oii les Guelfes dominent. Là, tu travailleras surtout chez les Gibelins. Va maintenant! Vous autresj vous avez vos instructions?
PLUSIEURS AFFIDiS.
Oui, monseigneur!
CÉSAR BORGIA ï8i
LE Due, Allez donc! et réussissez!
Ils sortent.
Toi, Martino, je vais t'envoyer à Urbin. Voilà ce qu'il te faudra faire pour qu'on me tue ou me chasse Guidubaldo. Ecoute biea
Sur l'esplanade. — Les hommes d*armes et les archers français jouent aux quilles et au cheval fondu.
Un homme d'armes se promène avec deux archers à la même place où étaient don Michèle et Mgr Burchaid,
l'homme d'armjss.
Moi, je te dis que les Eyquem sont une des bonnes familles de Bordeaux, et quand le père a acheté la château de Montaigne, tout le monde a dit i Tant mieux, c'est une bonne race !
PREMIER ARCHER
Oui, mais non pas une des premières de la ville Les Lestonnac sont beaucoup plus anciens!
DEUXIÈME ARCHER
Ils peuvent être anciens, mais les Colomb le sont encore davantage. C'est ce que j'ai toujours entendu
dire à mon père.