‹ La renaissance monumentale en France; spécimens de composition et d'ornementation architectoniques, empruntés aux édifices construits depuis le règne de Charles VIII jusqu'à celui de Louis XIVChapitre 14 sur 31 · MAISONS A BEAUVAIS · texte numérisé non relu

MAISONS A BEAUVAIS

des artisans, pour lesquelles des frais de décoration eussent été superflus. La maison de la Petite-Rue-Saint-Martin, qui nous parait appartenir au règne de Charles IX ou à peu près, a done un véritable intérêt archéologique, en outre de celui qu'elle peut offrir par l'esprit de ses ornements. Elle est, du reste, actuellement défigurée à ce point que, malgré la vive répugnance que nous inspirent toujours les reslitutions laissant après soi des doutes, nous n'avons pas osé la donner telle qu'elle est aujourd'hui, et nous avons cru devoir tenter de lui rendre sa physionomie première. Il est vrai que plusieurs indices observés tant sur la partie de la maison que nous avons relevée que sur l'autre moitié, nous ont prémuni contre la crainte de commettre quelque grande méprise à propos des détails restés hypothétiques de l'agencement primitif. Pour l’ancienne disposition générale, conçue dansles données gothiques, elle subsiste et ne laisse ainsi aucune incertitude, non plus que la décoration, qui est intacte. Cette décoration, dont nous avons voulu donner des fragments à une échelle assez grande pour qu'elle fût parfaitement comprise, sera sans doute, pour la plupart de nos lecteurs, ce que l'édifice présentera de plus curieux. Tous ceux d’entre eux qui s'occupent de construction remarqueront, en effet, que ce système d'ornementation méplate, obtenu presque exelusivement par le seul emploi de la gouge, peut donner d’e

des prix toujours élevés de la sculpture en ronde-boss

cellents résultats, et n'occasionne que des dépenses fort légères, surtout en comparaison

L'intaille sur bois s'allie aussi

parfaitement à cette dernière, et, traitée avec habileté, rehausse avantageusement les moulures poussées au rabot, comme on voit par le chambranle de porte dont l’image est gravée à côté de l'élévation de la maison, et qui encadre une baie par laquelle on pénètre dans

la cour.

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