S AMORE
EREXIT PRISCORVM HEC MONVMENTA PATRVM;
POST MORTEM VIVENS OPERVM SPLENDORE SVORVM,
VIDISTIS GVNCTI; NEMO NEGARE POTEST.
MVNERIS ACGEPTI SALTEM SI GRATIA RESTAT, SES oil
AD TYMYLVM VENIENS, DIG REQVIESCAT El ?.
La date de 1531, et ces mots de la première inscription : pos{ fatum üista, ete., établissent que la clôture fut tout au plus commencée par Francois d'Estaing”, et qu'elle dut être conduite au point où on la voyait jadis, par le successeur de François, par Georges
d'Armagnae, qui fit aussi construire la porte de la sacristie, dans le même goût que la ? 2 Lœ) I
clôture. Georges d’Armagnae, dans la suite cardinal, aimait les savants et les artistes; il fut le protecteur du fameux Guillaume Philandrier ou Philander, qu'il s’attacha et emmena avec lui lorsqu'il fut envoyé en ambassade à Venise. Philandrier profita de son voyage en Italie pour étudier l’art antique, et perfectionner la traduction de Vitruve qu'il préparait. A son retour, il entra dans les ordres, fut pourvu d’un canonicat par son patron, et devint archi-
diacre du chapitre de Rodez #. Il ne se contenta point d'écrire sur l'architecture, mais il voulut
4. Allusion aux armes des d'Estaing, qui étaient d'azur, aux trois fleurs de lis d'or, et au chef de méme.
2. Voici le sens de ces inscriptions, qu’on a imprimées plusieurs fois d'une façon très-inexacte : François, né du sang illustre des d'Estaing, à édifié ce beau monument en l’honneur du Christ. Si Dieu l’eût appelé plus tard en son royaume céleste, on aurait vu les trois fleurs de lis décorer tout le chœur. Endormi heureusement dans le sein du Seigneur, il a
laissé de lui ce souvenir qui nous est cher. — Brülant d’un
amour sans limites pour la sainte Vierge, François a élevé ces
monuments commencés par nos pères. Tous, vous voyez
qu’il vit encore après sa mort par la magnificence de ses œuvres, et nul ne saurait le nier. Si les bienfaits vous inspirent de la reconnaissance, lorsque vous visiterez son tombeau,
dites, à son intention, un Requiescat.
3. François d'Estaing avait amassé, pour poursuivre son œuvre, des sommes assez importantes, car c’est avec le secours de ces sommes qu’on paya, pendant deux années, les travaux de la cathédrale. à
4. Philandrier mourut le 48 février 1565, à Toulouse, où il était allé visiter le cardinal d’Armagnac, alors archevèque de
cette ville. I était né à Châtillon-sur-Seine en 4505.