‹ La renaissance monumentale en France; spécimens de composition et d'ornementation architectoniques, empruntés aux édifices construits depuis le règne de Charles VIII jusqu'à celui de Louis XIVChapitre 3 sur 31 · DA AU MOIS DE SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

DA AU MOIS DE SEPTEMBRE

d'azur, à un compas et

deux croissants d'argent: une chèvre accroupie, d'or, mise en pointe ; ) pointe.

que nous rencontrons dans l'ordre chronologique, est « Robert

| Sambiche ». Nous l'avons vu figurer comme expert, avec divers autres, dans un accord

regretter de voir rester presque inaccessible au public, par suite du trop petit nombre d'exemplaires auquel a été tirée l'édition de ce remarquable ouvrage.

9, Nous donnerons ailleurs divers renseignements sur la famille des Guillain.

3. Épitaphier de la Bibliothèque Impériale | Cabinet des titres ), t. JIL Nous devons la connaissance de ce curieux document à l’un des professeurs les plus distingués de l’école des Chartes, à M. Jules£Quicherat, le savant et judicieux éditeur du Procès de Jeanne d'Arc. — Nous en avons depuis trouvé un double dans d'Épitaphier des archives de l'Empire (LL 961, f 906). Les armes des Chambiges ne prouvent

point qu'ils fussent nobles. À cette époque, les bou is

avaient pour la plupart un blason, et même à la fin du xvn' siè-

cle, chacun était libre de se composer un écu.

GRANDE ET PETITE GALERIE DU LOUVRE. 7 du 6 décembre 1564, où il est seulement qualifié de bourgeois de Parist. Il ne nous est point apparu ailleurs.

Le dernier Chambiges avait pour prénom Pierre, comme le second, dont il était sans doute le fils. Sa femme était Marguerite de Saint-Quentin, et il possédait deux pro-

priétés rue Penescher (Saint-Pierre-Montmartre), car, dans le censier de l'évêché pour

l’année 1575, sont deux articles ainsi conçus : « Pierre Sambiche, charpentier, pour une

place et granche après ensuivant, tenant d'une part, ete. » — « Sur ledict Chemyn Herbu, allant vers les ramparts neufs... Pierre Sambiche, à cause de Margueritte de

Sainct- Quentin, sa femme, pour leur jardin ensuivant, quifut M° Pierre de Sainct- Quentin ?; tenant d'une part, ete. » Le Pierre Chambiges dont il est ici parlé, quoiqu'il soit qualifié de charpentier, devait certainement être familier avec la construction en

pierre, car il est énoncé comme « juré du Roy en l'office de maconnerie » sur un registre

de la Ville, aux dates du février 1602 et du mois de mai 1599, A cette dernière, il fut chargé, avec son collègue François Petit, aussi juré du roi, de visiter des travaux de maçonnerie récemment faits à la porte Saint-Germain. Sur d’autres registres de la même provenance, nous le retrouvons, avec semblable qualification, visitant des maisons du Petit-Pont, en décembre 1602; puis, comme arbitre choisi par les maitres de l'hôpital du Saint-Esprit, en juillet 1607, et nommé encore en mars 1608, époque à laquelle il

devait être fort âgé‘.

On voit par ce qui précède: que si le nom de Chambiges est aujourd'hui fort oublié, pendant tout le xui° siècle, il eut assez de notoriété pour qu'il ne soit nullement extraordinaire que, vers 1566, un de ceux auxquels il appartenait ait été choisi afin de bâtir la

setite galerie du Louvre. On voit en outre que cet édifice ne saurait être l’œuvre ni de I! €

Martin, ni du premier Pierre Chambiges; qu'on ne peut raisonnablement l’attribuer à

Robert, et qu’il y a certitude morale que le second Pierre Chambiges ÿ en est l'auteur. Au

surplus, il ne serait pas impossible qu'il eût aussi travaillé à la grande galerie, dont l'aspect, dans sa partie la plus ancienne, n’est guère moins florentin que celui de la petite. Il ne se môêla point, du moins, de la salle des Antiques qui relie les’deux constructions. Cette salle, dit Sauval, « fut commencée du temps de Catherine de Médicis, achevée sous Henri IV, conduite par Thibault Méthezeau et peinte par Bunel 5; » mais cette phrase ambiguë, laquelle donnerait à croire que c’est au temps de Henri IV que Thibaut Métezeau a été chargé des

travaux de la salle des Antiques, contient une erreur, résultant de la transposition ‘de

4. Archives de l'Emnire, carton S 62, 5. M. de Clarac | Description historique du Louvre et des 2. Pierre de Saint-Quentin était un des deux entrepreneurs | Tuileries, p. 550) donne à l'architecte de la petite galerie le des travaux de maçonnerie du Louvre, sous Henri II. | prénom de Jean ; mais c’est, suivant son habitude, à tout ha- 3. F° 303 v°. En 1642 une Anne Sambiche était femme de | sard, car il déclare lui-même ne connnaître Chambiche que Paul le Maire, contrôleur du Roi pour une de ses fermes. par le témoignage de Sauval, et Sauval ne rapporte aucun 4. Archives de l'Empire, reg. H 1792, 1% 148 v° et 794 r°. — prénom. H 4793, 1° 75 r°. —H 1794 (* 239 r°et 347v°.—H 1795; f°42 r°, | 6. T° II, p. 42

deux de ses membres. Thibaut Métezeau, malgré la célébrité dont il a joui de son vivant, est un de ces nombreux artistes dont la réputation s'est effacée, et sur lesquels les biographes sont réduits à garder un silence à peu près complet. La renommée de Thibaut Métezeau a été éclipsée, bien à tort, par cellesde Clément, l'inventeur de la digue de La Rochelle. Voici ce que nous sommes parvenu à découvrir sur Thibaut et sa famille,

Au commencement du xvr siècle, vivait, à Dreux, un maître maçon appelé Clément Métezeau. En 1516, avec un de ses collègues, Jean des Moulins, il entreprit de continuer la construction de l'Hôtel de Ville que ses concitoyens faisaient élever, et dont les fondements avaient été jetés en 1512 sous la direction de Pierre Caron; un compte de 1533 mentionne Clément comme ayant reçu 7 sous 6 deniers pour une journée et demie de lrayail, employée à percer un trou destiné au passage du contre-poids de l'horloge. Il est très-vraisemblable que ce Clément, le premier de la famille dont le nom soit venu jusqu'à nous?, est aussi l’auteur où l’un des auteurs du riche portail de l’église paroissiale, bâti vers 1524. Il mourut entre 1537 et 1556. De ses deux femmes, Catherine, qui vivait encore le 19 janvier 1536, et Étienne, qui l'avait déjà remplacée le 21 mai 1537, il eut plusieurs filles s et au moins deux garçons : Thibaut dit également Théobald, et Jean. Ce dernier, maintes fois énoncé « architecteur, » et qui fut « maitre de la conduite de son état pour l’église Saint-Pierre » de Dreux, ne paraît pas avoir, comme son frère, quitté sa ville natale, où il fut inhumé le 27 avril 1600, précédant au tombeau, de cinq jours seulement, sa femme Marie Geffroy ou Godefroy 4.

Thibaut Métezeau naquit le 21 octobre 1533; et sa descendance de Clément et de Cathe-

Jeauffrang Mussard, fille de Regnault Mussard ; mais peut-être cette union ne s’accomplit-

rine est surabondamment établie.

Le 13 novembre

7, on publia son mariage avec elle point, car, en 1560, l'épouse de Thibaut était Jeanne Bordia, qui lui survécut et vivait encore en avril 1604. Nous ne savons quand Thibaut cessa de demeurer à Dreux, mais il y a apparence que ce fut postérieurement à 1569, puisqu'à partir de cette époque il cesse d'être fréquemment question de lui dans les registres de la paroisse. Du reste, il n’oublia point le lieu de sa naissance, qu'habitait presque toute sa famille, et, en 1581,

sa femme y vint faire ses couches.

1. Presque tous les détails que nous donnons sur les Métezeau, sont tirés d’un manuscrit que possède un habitant de | Dreux. Ce manuscrit, qui nous a été signalé par M. le Curé de cette ville, et dont nous avons eu communication par l'obligeance de M. Job, greffier du tribunal de commerce, a été écrit vers | la fin de l’autre siècle, on ne sait au juste par qui; il secom- | pose de notes extraites, dans un but généalogique, des archives de la-paroisse, et offre toutes les garanties d'authenticité possibles. Ce qui fait sa principale valeur, ce sont les renseignements qu’il fournit sur les Métezeau. Il en donne aussi de

curieux sur la famille de Rotrou, le poëte tragique.

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