‹ La renaissance monumentale en France; spécimens de composition et d'ornementation architectoniques, empruntés aux édifices construits depuis le règne de Charles VIII jusqu'à celui de Louis XIVChapitre 4 sur 31 · Les enfants de Jean Métezeau, à nous connus, sont: Denis · texte numérisé non relu

Les enfants de Jean Métezeau, à nous connus, sont: Denis

538 jusqu'en

né le 15 novembre 1564, et qui eut pour marraine sa tante Jeanne ; Claude, né le 7 octobre 1574; Catherine, née le 40

novembre 1570, et qui fut marraine le 20 mars 1582; Clément,

né le 7 septembre 1583, et enterré le 28 mars enfin,

anvier 1587.

isabeth, née le 22

Thibaut passa à Paris la seconde et la plus brillante moitié de sa vie, et c’est là uniquement qu'on peut signaler de ses œuvres. Suivant Brice, il fut un des entrepreneurs du Pont-Neuf, commencé en 1578, et Sauval lui attribue l’avant-portail de la porte Saint- Antoine, sur lequel était la date de 15847, Il fut certainement architecte du duc d'Alençon, car dans un état de la maison de ce prince, pour l'an 1576, il apparait avec.le titre d'architecte et au milieu des « gens de mestier?. » Il florissait donc sous Henri IE, et, vraisemblablement, était déjà connu sous Charles IX. Mais il est moralement impossible qu'il ait encore exercé ses talents à Paris sous Henri IV, car, si nous n’avons pu découvrir la date exacte de sa mort, nous savons pertinemment qu’elle est antérieure au mois de septembre 1596, puisque alors sa femme est dite veuve. Pour accepter la version de Sauval ou celle*que lui prêtent ses éditeurs, il faudrait admettre qu'en septembre 1596, la mort de Thibaut était toute récente; or, ce serait assurément là un grand hasard, et l’on doit d'autant plus se refuser à y croire, qu'en 1596 Thibaut aurait été âgé de soixante-trois ans, et que le Métezeau, architecte du roi, à ce moment, avait pour prénom Louis, ainsi que nous le montrerons plus loin.

Pendant le règne de Henri II, Catherine de Médicis, en fait de construction, ne se préoccupa guère que du nouvel hôtel qu'elle faisait bâtir dans la circonscription de la paroisse Saint-Eustache; aussi les galeries du Louvre, qui dépendaient de ses bâtiments, semblent-elles avoir été non moins négligées que les édifices inachevés des Tuileries. @est seulement sous Henri IV que les travaux furent repris, mais ils furent alors poursuivis avec une extrème activité.

« Du premier jour, dit l'historien Mathieu, qu'il (Henri IV) entra au Louvre, il desseigna (il adopta le plan de) ce qu'il poursuivit et continue maintenant. » « Si tost qu'il fust maistre de Paris, on ne veid que macons en besogne, » lit-on encore dans le Mercure

François ‘, sorte d'annuaire historique du temps. La confirmation du fait existe dans Le

es registres de l'Hôtel de Ville, où se trouve un ordre du 20 janvier 1595, qui enjoint aux maitres passeurs d'établir un bac vers les Tuileries, où au moins un service de bateaux,

« pour passer et repasser toutes et chacunes des personnes, chevaulx, charettes et maté

riaulx nécessaires pour les bastimens du Roy. » Le même jour il fut prescrit également de tenir ouverte la porte Neuve «pour la commodité des bastimens du Roy, le tout sans délai

ment de sadicte majesté 5. » Le 30 août suivant, il fut recommandé aux passeurs du bac

ser l'ouverture et garde de la porte Saint-Honnoré et pour satisfaire au commande

des Tuileries, de passer à toutes heures « les pierres, les moueslons, et aultres choses servantz aux bastimens du Roy, ensemble les conducteurs et ouvriers, » el cela sans rien

demander, suivant les conditions du bail.

AENDOIEDEAr 4. Année 1610, t. I, p. 485, r°. Dans l'Épiloque des 2. Mémoires du duc de Nevers, in fo. Paris, 4665, p. 587. Fertus du Roy. 3. Histoire de France. Paris, 1606 in-8°, 1. VI. Quatrième | 5. Archives de l'Empire, reg. H 179.

narration, n° ?, p. 563. Cité par M. Poirson, t. IF, p. 765.

Cet empressement de Henri IV à reprendre les travaux des galeries du Louvre eut deux causes : il convenait de donner une nouvelle impulsion au commerce, qui souffre téujour$ tant des luttes politiques, et sur lequel l'industrie du bâtiment passe pour avoir une grande influence; puis le roi, dont la position était encore peu affermie, était vivement intéressé à $e ménager la faculté de quitter la ville, quand ilelui plairait, et sans eourir les mêmes dangers que Henri IT, ce dont la continuation de la grande galeries au delà de l'enceinte de Charles V, lui offrait un excellent moyen. Sauval l'aflirme, et Tallemant des Réaux dit pareillement : « Henri IV voulut pourtant, à telle fin que de raison, avoir une issue pour sortir de Paris sans être veu; et, pour cela, il fit faire la galerie

du Louvre, qui n’est point de dessein, afin de gaigner par là les Tuilleries, qui ne sont ; sas F ?

gt où vingt-cinq ans.» La réunion du Louvre

dans l'enceinte des murs que depuis vir aux Tuileries fut done ce que Henri IV se proposa avant tout de réaliser; or, la première

chose à faire dans ce but, était d'achever la galerie commencée par Catherine et qui se

cest effectivement, tout le

terminait au pavillon que nous nommons de Lesdiguière prouve, ce qu'il entreprit d’abord.

Nous avons déjà fait observer qu'il est fort difficile de déterminer jusqu'à quel point Catherine de Médicis conduisit l’exécution de la grande galerie, et nous avons conjecturé qu’elle laissa la sculpture à l'état d'épannelage; mais nous savons que, de son temps, la grande et la petite galerie ne consistaient qu'en un seul étage couronné par une terrasse. Ainsi Henri IV eut à faire élever tout ce qui se voit au-dessus, c'est-à-dire l'étage supérieur de la petite galerie qui renferme actuellement le salon d’Apollon, le mezanine, et l'étage de la grande galerie, qui renferme le Musée de peinture. Cependant cette tâche considérable, commencée à la fin de l’année 1594, fut achevée dès 1596, comme le fait

savoir l'inscription rapportée par Morisot dans le passage suivant de la vie de Henri IV :

« Entre cette salle (salle des Antiques) et ces jardins (ceux des Tuileries) se trouvaient des bâtiments abandonnés #. Avec un art et une magnificence qui effaçaient tout ce qui avait précédé, il les répara, les accrut de vastes galeries et y mit cette inscription : Henricus IV, Galliæ et Nav. rex christianissimus, porticum hanc à Carolo IX, alta olim pace

cœptam, tnter graves civilium bellorum æstus, feliciter absolvit. Anno sal. M. DXCVI,

s dans l'édifice,

à PTE ; : : ; Se regni VIT. » Comme Morisot parle ensuite des ouvriers qui furent log il est certain que c’est bien la première partie de la galerie qu'il désigne. Au surplus, les registres de la Ville nous fournissent une preuve qu'à la fin de 1596 on travaillait aux

combles de la galerie : c’est une permission accordée le 21 octobre 1596 au capitaine Mar-

41. Historiette de Henri IF, t. I, p.17 de l'excellente édi- du Louvre. tion de MM. de Montmerqué et Paulin Paris. Tallemant a eu 3. Nouvelle preuve que la grande galerie avait été entreprise tort de dire que la galerie n’était « point de desseing » puis- avant Henri IV. qu'elle était projetée et commencée bien avant le règne de 4. Cette galerie, commencée autrefois par Charles IX, au Henri IV. Il est vrai qu’elle n'était pas destinée d’abord à se sein d’une paix profonde, Henri LV, roi très-chrétien, l'a heuprolonger si loin. reusement achevée au milieu deJa tourmente des guerres ci-

2. Sous Louis XII on l'appelait {a Lanterne des galeries viles, l’an 4596, de son règne le 7.

GRANDE ET PETITE GALERIE DU LOUVRE. ai chand « de se servir de la place de l’Arsenac de la ville, pour, » est-il dit, «y mettre boys à bastir, et y faire les assemblages de charpenterie des galleries du Louvre, que le Roy fact bastir, comme aultres assemblages !. » Néanmoins, il se pourrait que l'inscription n’eût trait qu'à la grosse construction, et que la sculpture ne füt point si tôt faite. Les lettres H et G taillées dans la frise, si elles démontrent que l’ornementation de la partie de la galerie où elles figurent, date de l'époque de l'attachement de Henri IV pour Gabrielle d'Estrées, n'établissent point que cette ornementation fût parfaite en 1596, puisque Gabrielle

ne mourut qu'en 1599, et qu’elle conserva jusqu'à ses derniers moments toute l'affection

de son royal amant. Les doubles sceptres avec l'épée, qu’on remarque sur la première partie de la galerie, ainsi que la devise duo proteqit unus ?, sont une allusion à la double royauté de Henri [V, dont, personne ne l'ignore, les descendants ont continué à se qualifier de rois de France et de Navarre.

Comme complément des travaux de la petite galerie5, Henri IV fit terminer la salle des Antiques, qui était contiguë. « Du haut en bas, dit Sauval, ce ne sont que marbres noirs,

, enchässés en manière d’incrustation,

rouges, gris, jaspés, rares, bizarres, bien choisi

semblables à des reliquaires ou à des cabinets d'Allemagne fort histori les trumeaux sont ornés de colonnes fuselées et de niches garnies de statues de marbre, entre autres d'un More, d'une Diane, d’un Flûüteur et d’une Vénus qui méritent l'admiration de tout le

monde “.» On peut voir, dans ce luxe de marbres, une sorte d'encouragement donné à

1. Archives de l'Empire, reg. H 1791.1°331r°.—Ce capitaine ! la chaleur de quelque combat, au plus fort de la guerre, lors-

re : mais Si

Marchand, auquel fut accordée la permission, commandait les que l'espée du Roy nous estoit le plus nécc

archers et arquebusiers de la ville de Paris, dont il était le m'advoüera-t-il que cette espée ainsi droicte, ressent quelque

maitre charpentier. C'est lui qui construisit le pont Marchand chose de moins grave que ce qui est de la décence et dignité ou des Oiseaux, achevé en 1609, et destiné à remplacer l’an- d’une devise royale pour le grand rapport qu'elle a de prime cien pont aux Meuniers. Il résigna ses fonctions en faveur de face avec toutes celles des prév des mareschaux : qui ont son neveu Jean Marchand le 20 mars 1603, cession approuvée sur les casaques de leurs archers tous des espées droites, avec par la Ville le 24. Il avait une fille qui épousa le président Le un mot ou sans mot. »

Jay, et un frère, Guillaume Marchand, maitre des œuvres de « Quant aux deux sceptres mis en la protection de ceste maçonnerie du Roi, qui commença les travaux du Pont-Neuf, espée, on dit pour le regard du sceptre de Navarre, que la

mourut le 12 octobre 1605, et fut enterré dans la chapelle plus belle portion est en la possession d’autruy, et partant, en S° Barbe del

laume, Loui

ise Saint-Gervais. Il eut quatre fils : Guil- est la devise subjecte à estre interprêtée à nostre desavantage,

André et Jean. Sa femme avait nom Nicole. bien que ce sceptre soit injustement usurpé, et que Sa Majesté

2, Et non duos, car c’est le mot regna qui est sous-en- ait assez de force et de courage pour retirer le sien, comme il

tendu. On lit duo sur une médaille du temps, sur le contre- l'a fait jusques ici : mais il y a bien à dire de l'avoir en procœur de la cheminée du château de Villeroy, actuellement au tection, puisqu’un autre le possède. »

Musée de sculpture de la Renaissance, et sur d’autres monu- 3. La crainte de sortir de notre cadre et de trop allonger ments. Un auteur du temps, que nous nommerons ailleurs, cette notice, nous engage à supprimer les renseignements que dit: « Avant que d'entamer l'inscription, la devise, éloge et nous possédons sur les peintures exécutées à l’intérieur de les autres vers des portiques du Roy, je ne puis me contenir l'étage supérieur de la petite galerie. Ces peintures furent de vous dire mon advis sur la devise que Sa Majesté a receu commencées en 4604, et détruites par un incendie en 1661. pour sienne, l’espée avec deux sceptres lacés, et le mot duo &. T. LU, p. 42 Morisot parle d'une façon analogue protegit unus. Je ne suis pas si téméraire de la blasmer | (cap. XLVT, p. 148). «ÆEjus opus antiquitatum aula, in iy sa mais j'ose dire sous la révérence de l’autheur (que je tiens urbe, a læva Lupara exeuntium in horlo principis (le jarpour un grand habille homme aux bonnes lettres, fort capable din des Tuileries) pavimentum marmoreo, laqueari inau-

d'une belle invention) qu’il semble avoir inventé ce corps en rato, marmore versicolori, nominibus, litteris, figuris et

l'exploitation des carrières de marbre des Pyrénées ordonnée par Henri IV, qui, suivant M. Poirson, prescrivit même de n’employer que des marbres indigènes dans la décoration du Louvre et des Tuileries. Sous Henri IV, la salle des Antiques s'est aussi appelée la salle des Ambassadeurs, d’après le supplément manuscrit aux Anéiquités de Paris, qui contient ce passage : (Henri IV) « la fit conduire (la grande galerie), en moins de huit à dix ans, jusques au delà de la porte Neufve, et, par une autre allée, jusqu’à cette belle

sur la première fausse porte, jusques à la galerie

galerie au corps de logis des Tuilleries qui est au-dessous de la belle galerie du Roy, il fit faire une très-belle salle, dont le bas est couvert de larges carreaux de marbre et d’albastre, qu'on appelle /a salle des Ambassadeurs, pource que, dans icelle, le Roy donnoït audience aux ambassadeurs extraordinaires des grands princes. »

La première partie de la galerie étant complète, on s'occupa de la construction de la seconde, de celle qui, franchissant l'enceinte et le fossé de Charles V, était destinée à rejoindre le palais des Tuileries. Sur ce point, tout était à faire, et la première opération dut être de déblayer le terrain, d’ailleurs assez peu encombré, excepté à l'endroit du rempart, qu'il fallut entamer. Pour le fossé, la galerie le traversa, en portant sur des arcades en forme de pont; l’on fit là une travée décorée de niches, et plus large que les autres.

Nous avons inutilement cherché une donnée positive qui fixat l’époque où la seconde partie de la grande galerie fut commencée. M. Poirson suppose que les guerres contre l'Espagne et la Savoie retardèrent les travaux, et qu'ils ne furent entrepris qu'en 4603. Il cite, à l'appui, une lettre de Henri IV à Sully, datée du 2 mars de cette année, qui semble être une démonstration de la vérité de son hypothèse; dans cette lettre, le roi recommande « de continuer à faire advancer, tant qu'il sera possible, les transports de terre de la galerie du Louvre, afin que les macons puissent besogner, estimant qu'ils donneront ordre, cependant, à leurs matériaux, de façon qu'ils advanceront bien la besogne, quand la place sera nette desdictes terres. » Il est bien sûr qu'il s'agit ici du second tronçon dela galerie, dont l'érection motiva des travaux de terrassement, le sol, dans cette partie, ayant été élevé en contre-haut de celui des bâtiments de Charles IX, ce qu'on peut encore constater aujourd’hui. Nous admettrions cependant volontiers que les premières travées après le pavillon de Lesdiguières, dont la construction était nécessaire pour que la galerie servit à franchir l'enceinte, ainsi que la cage d’escalier?, hors-d'œuvre, située près et au-delà du fossé, ont été commencées dès la fin du xvr siècle.

Huit ou dix ans furent nécessaires pour bâtir la seconde partie de la grande galerie. TI

paraît qu'au 1° janvier 1608, elle était achevée à ce point qu'on pouvait la parcourir d’un

floreis, ex jaspide crisolito, dentiste, achate et porphyrite, et voisin de celui de Lesdiguières.

latentibus commissuris, parietibus incrustatis. » — Avant 1. Recueil des lettres missives, t. NI, p. 39, et Sully, le règne de Louis XIV, le pavillon de la salle des Antiques ne Œconomies royales, ch. 112, IF, p. 413 B.

s'élevait pas plus haut que la grande galerie. Un étage a élé 2, Cetescalier, que fort peu de gens, aujourd’hui, savent avoir

ajouté depuis. Il en a été de même au pavillon correspondant esisté, n’aété détruit que dans la seconde moitié du siècle passé.

bout à l’autre, puisque, dans les Mémoires de Sully, ses secrétaires lui disent : « Nous commençons cette année 1608, comme nous avons fait quelques-unes des précédentes, par la devise des jettons d'or que vous présentastes au Roy, le premier jour de lan...

Vous le trouvastes comme il entroit dans sa petite galerie pour passer à la grande, et de 5 8

là aux Tuilleries, où il vous mena promener! » Mais il est surtout hors de doute que la galerie était complète en 1609, car on lit encore dans les Mémoires de Sully pour cette année : «Comme vous fustes entré dans la cour du Louvre et que vous fustes entré dans

la chambre du Roy, vous trouvastes qu'il estoit entré, dans sa gallerie, qu'il en fust desjà

sur la grande terrasse des Capucins, près de la petite porte, pour aller ouyr la messe ?».

La galerie est représentée entière sur le plan de Quesnel et sur celui de Vassalieu, publiés en 1609. Sur ce dernier est écrit : « Henri IV, qui règne à présent, a avancé en telle sorte cette architecture parfaite, que la galerie joint maintenant.» Cette note implique à la fois que le fait était accompli, et qu'il était récent.

is aux galeries du Louvre, sous Henri IV, et dont les noms sont

Les sculpteurs employ parvenus jusqu'à nous, sont Pierre et François l'Heureux, Boileau, Charles Morel, Pierre Biart et Barthélemy Prieur. A propos des l'Heureux, sur le compte desquels nous n'avons rien découvert, et dont la délicieuse frise est ce qui se trouve de plus élégant au Louvre et aux Tuileries, nous pouvons seulement ajouter que, suivant Sauval, François avait, en concurrence de Martin le Favre, sculpté un des deux lions très-remarquables qui ornaient le portail de l'hôtel d'O, rue Vieille-du-Temple. Pour Boileau et Charles Morel, ils ne nous sont connus que par le passage où Sauval dit qu’ils ont taillé les chapiteaux des pilastres de l’ordre colossal de la grande galerie.

Quant à Biart et à Prieur, leur réputation a été très-grande, quoique leurs contem-

porains nous aient à peine laissé quelques renseignements insignifiants sur eux. Pierre

3iart descendait d’une famille d'artistes *, dont un membre, Noël Biart, apparait dans un compte de 1568 #. Dans celui de la maison du roi pour 1608, Pierre figure parmi les gens de métier ; il était done sculpteur de Henri IV. Il est effectivement qualifié de « sculteur ordinaire du Roy » et même de son « architecte » dans des pièces relatives à la statue équestre de ce prince, qu'il exécuta pour l'Hôtel-de-Ville, par marché du # octobre 1605. Sauval exalte deux statues de captifs dont il avait orné l'extérieur de la petite galerie, et qui furent détruites lorsqu'on remania cet édifice pour y établir les appartements d'Anne d'Autriche. « Ces captifs, dit-il, étoient couchés à leur séant, et courbés avec un abandonnement fort naturel, et qui marquoit bien l’excès de leur afliction. Leurs corps

pendoient à leurs mains garotées et attachées par derrière. Leurs yeux étoient flétris

4. Ch. 477% IL, p. | val reproche d’avoir gâlé la statue équestre de l'Hôtel de

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