A l'exception de la première, vers le nord, qui communi
chambre. Or la chambre du roi à cette époque était dans le anciennes versions concordant entre elles. pavillon de l'angle sud-ouest du Louvre, lequel fut achevé en 1556. Il.y a tout lieu de croire que c’est effectivement de sa | quait avec l'espèce de pont K, conduisant au pavillon d'angle
chambre, et non de la galerie, que Charles IX a tiré : les deux du Louvre.
bées bb, on ne se fût pas efforcé de faire de la baie sur la rivière B, un pastiche minutieux des anciennes arcades du côté oriental aaa, lorsqu'on cherchait si peu à raccorder avec celles-ci, sous le rapport des lignes et de l’ornementation, les nouvelles fenêtres b D b situées tout auprès et qu'on embrassait d’un même coup d'œil. Qu'on veuille bien prendre la peine de donner quelque attention à notre raisonnement, et l’on sera, comme nous, pleinement convaincu.
Primitivement, la petite galerie était, ainsi que l'implique son nom, un passage, un endroit où l'on pouvait se réumr; mais ce n'était point un lieu destiné à être habité ; aussi n’y avait-il aucune division intérieure. Pour y loger, il fallut y établir des murs de refend, et substituer aux grandes et incommodes arcades, de véritables fenêtres. Telles sont les causes qui ont produit le manque d'uniformité de l'édifice. Ce qu'il est trèsdifficile de fixer, c’est l’époque où eut lieu le remaniement. Sauval, à propos de ces statues de captifs, ouvrage de Biart, qui ornaient la petite galerie, dit qu’elles furent détruites « pour éclairer le nouvel appartement de la reine; » il semble donc que les fenêtres & 6 b (fig. 2) n'ont été refaites que du temps d'Anne d'Autriche, et cela ne donnerait lieu à aucune incertitude, si la présence des I dans la frise au-dessus ne paraissait infirmer cette indication; mais cette particularité, que diverses hypothèses peuvent expliquer, perd toute sa portée devant un document graphique des plus explicites : une vue de Sylvestre, qui a précisément pour but d'illustrer Ja petite galerie, la représente avec toutes ses arcades semblables, à l'exception de la dernière vers la rivière, où l’on remarque une sorte de niche, et où il y avait probablement une porte s'ouvrant sur un perrou reproduit dans une autre vue du même maître. Le détail fidèlement copié de la niche, et le soin avec lequel est exécutée la planche en question , ne permettent point d'en révoquer en doute l'exactitude, corroborée par tant de présomptions. On doit done conclure que la modification apportée aux travées inférieures de la petite galerie ne saurait être de beaucoup antérieure à l'incendie de 1661. Nous ajouterons que ce que la question conserve d’obscurité, laisse dans tous les cas entièrement intactes, nos affirmations relativement à l’âge de la baie au devant de laquelle est le balcon, accessoire dont l’origine est seulement contemporaine du remaniement.
Afin de rendre plus aisé le souvenir des différents faits que nous avons essayé d'établir, nous les résumerons en quelques mots.
La grande galerie du Louvre a été commencée par Catherine de Médicis, en 1566, dans le but de joindre le Louvre aux Tuileries. Elle a été élevée sur l'alignement de la courtine de Charles V, peut-être d’après les dessins de Thibaut Métezeau, mais plutôt du second
Pierre Chambiges. La petite galerie, œuvre de ce dernier, a été entreprise vers le même
1: Elle est intitulée : 7eue et perspective de La galerie | faite avant 1661. L'uniformité des arcades s'entrevoit aussi, dans laquelle sont les pourtraus (sic) des Roys, des Reynes,
mais d'une manière vague, sur la Joûte de Callot et la grande et des plus illustres du royaume; ce qui établit qu'elle a été
vue de Della Bella.
GRANDE ET PETITE GALERIE DU LOUVYRE. 23 temps que la grande. En 1572, elle n’était pas moins longue que maintenant, et avait toutes ses arcades semblables. Elle consistait alors dans le seul étage du rez-de-chaussée, que surmontait une terrasse, et il en était de même de la grande galerie. La salle des Antiques a été aussi commencée sous Charles IX, et par Thibaut Métezeau; rien n'indique jusqu’à quel point d'avancement cet artiste la conduisit. Durant le règne de Henri III, les travaux des galeries, qui dépendaient des bâtiments de la reine-mère, paraissent avoir été négligés comme ceux du palais des Tuileries. :
Peu après son entrée à Paris, en 1594, Henri IV ordonna qu’on reprit la construction des galeries du Louvre, en les exhaussant d'un étage, ce qui entrainait la suppression des terrasses. L'étage supérieur de la petite galerie fut alors bâti par Louis Fournier, et, sans doute, par le nommé Coin. En 1601, on se mit à en décorer l’intérieur de peintures, et vraisemblablement l'achèvement de la salle des Antiques date de la même période. La première partie de la grande galerie surélevée, dont Louis Métezeau doit avoir été l’architecte, à été terminée en 1596, suivant l'inscription qui y fut placée, et nous savons que, effectivement, au mois d'octobre de cette année, on préparait la charpente des combles #, La seconde partie de la grande galerie semble avoir été commencée vers 1600; en 1603, elle était assez peu avancée pour qu’on eut encore à s'occuper des terrassements qu’elle nécessita. Elle était complète en 1609, et tout porte à croire qu’elle a été édifiée par le
second Jacques Androuet Du Cerceau ?.
1. I ne faut pas oublier que, dans cette partie de la galerie, les sculptures des constructions contemporaines de Henri IV, sont restées, presque toutes, à l’état d'épannelage jusqu'à l'époque récente (1848) où M. Duban a été chargé de restaurer les deux galeries. Ainsi la délicieuse frise à figures, de l'étage inférieur, ne se prolongeait point au delà du pavillon dit de la Bibliothèque ; les tympans des frontons étaient vides; etc.
2. La présente notice est formée de fragments empruntés à une Aistoire du Louvre, des Tuileries et des terrains sur lesquels s'élendent aujourd'hui ces deux palais, que nous venons de terminer, et dont presque tous les éléments nous ont été fournis par les documents manuscrits des archives de
l'Empire. L'espace que nous essayons d'y faire connaître étant
compris entre la Seine, la place de la Concorde, la rue Saint- Honoré et la rue des Poulies, indépendamment de la monographie des deux châteaux, notre travail contient tous les renseignements qu’une étude minutieuse des titres originaux
dix-neuf rues, trois frag-
a pu nous fournir sur trois quais, ments des enceintes de la ville avec six portes, une collégiale, quatre couvents, un collége, un hospice et environ quatre cent cinquante maisons, dont une quarantaine d'hôtels seigneuriaux. Des plans restitués, et basés sur des données la plupart inédites et d'une exactitude mathématique, élucident notre texte, que les immenses changements apportés à la disposition des
lieux, rendraient difficile à suivre autrement.
PLACE DAUPEHINE
ET