‹ La Renaissance ProvençaleChapitre 15 sur 182 · Toulouse, Lavergne · texte numérisé non relu

Toulouse, Lavergne

LA DÉCOUVERTE DES TROUBADOURS 6x

dissertait gravement dans sa préface sur la date de l'opuscule, sur son auteur possible, et mettait à la fin du volume des notes pour expliquer les passages qu’à dessein il avait faits obscurs. Raynouard s'y trompa : il écrivait à Moquin-Tandon : « Je regarde comme une publication très utile celle que vous avez - faite du Carya Magalonensis; j'y ai recueilli plusieurs mots qui entreront dans mon lexique roman, » Mais en 1844 Moquin- Tandon dans une seconde édition% dévoilait la plaisanterie. Qu'un docteur des plus célèbres se soit plu à une supercherie de cette nature, c'est la preuve que les études romanes sont dès lors assez répandues pour qu'un certain public ait pu goûter la saveur de l’imitation®.

Savants étrangers. — Allemands : les Schlegel; Diez et ses disciples. — Italiens. — Espagnols. — Belges. — Anglais.

ÆEn même temps que les Français, les savants étrangers devaient contribuer à ressusciter la langue et les études romanes. Déjà nous avons vu que les Italiens, à cause de leur parenté même avec les provençaux et de l'influence des Troubadours sur leurs poètes, avaient été les initiateurs. Certains, nous le verrons, continueront celte tradition, mais l'effort le plus considérable à l'étranger sera fait en Allemagne. Cela pour différentes raisons, dont la première est que l'Allemagne est avant toutes les autres nations, « romantique ». Or ce romantisme qui guide les esprits vers le Moyen âge, vers Part gothique, la poésie ‘pri-

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