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CHAPITRE TT

La Jeunesse de Mistral. — Mirèio.

Mais plus haut que tous ces jeunes courages qui se dressent pour restaurer la vieille langue du Midi on voit dès ce moment s'élever, auréolé d’une lumière déjà plus vive, le front d'un jeune homme de Maillane, qui se nomme Frédéric Mistralt. Cet ascendant tous, sans bien se l'expliquer, l’éprouvent dès cette date

les jeunes poètes ont beau respecter le vieux Bellot, « le Nestor

de la poésie provençale », où ce Crousillat et ce Roumanille, de sens net et de sûre conscience, ils ont à leur endroit les senti-

‘ments de déférence que l’on a pour le passé. C'est Frédéric Mis-

tral qui pour eux inaugure les temps à venir. C’est lui que l'on choisit pour ouvrir et pour fermer par deux poèmes significatifs le recueil collectif « Li Prouvençalo », c’est de lui que Saint- René Taillandier dit en son « Introduction » : « Si cette école s'organise avec suite et produit d’heureux fruits, ce sera en grande partie à la sollicitude de. M. Mistral qu'en reviendra l'honneur. » C'est lui dont la Revue Méridionale? dit déjà

« Voilà le poète national, c'est lui qui chante la Provence et qui mène le chœur des modernes Troubadours. S'il est vrai qu'il y

1. Je ne puis songer ici à donner une bibliographie de tout ce que l'on a publié sur Mistral. Cette bibliographie a été dressée d’une manière très scrupuleuse par M. G: Lefèvre : Bibliographie mistralienne; Marseille, Ruat, 1908. Ÿ. aussi : Le Cinquantenaire de Mirèio, du même auteur. Notes bibliographiques et iconographiques; Marseille, Ruat, 1909: se ;

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