décembre 1834, 1% février et 1° juillet
36. Barzas-Breiz. Chants populaires de la Bretagne, recueillis et publiés avec une traduction française, par Th. de Villemarqué; Paris, Charpentier, 1839.
il a consulté les vieilles femmes, les nourrices, les jeunes filles et les vieillards; il ajoute cette phrase délicate et qui révèle un poète : « Les enfants même dans leurs jeux m'ont quelquefois, sans le savoir, révélé des trésors. » C'est en effet en poète et pour leur-beauté poétique, qu'il apprécie ces chansons; c'est sa mère, nous dit-il, qui l’engagea à les recueillir, frappée de la beauté naïve de celles que lui chantait une vicille paysanne d’Armorique. |
Et la plupart de ces chants sont au reste arrangés ou fabriqués par Théophile de la Villemarqué, si bien que ce volume est une sorte de supercherie littéraire, mais il n’en indique que mieux le goût du temps pour tout ce qui est poésie populaire et régionale. Nous trouvons cette curiosité également indiquée ‘dans les articles que publie Littré sur les patois dans le Journal des Savants®. Il y cite les plus récents travaux, et notamment ceux du comte Jaubert#%, l’ami de George Sand; sans autre raison de sentiment cette fois, il indique de-façon plus-æigoureuse que tous ceux qui l'ont précédé, et par cela même de façon définitive, quelle est au point dè vue linguistique la valeur exacte, l'intérêt, l'importance des patois %.
Enfin il faut citer, parmi les amateurs de littérature patoise, ‘ce docteur J.-B. Noulet dont nous avons eu l’occasion de parler déjà; bien que sa première œuvre“ ne date que de 1859, que même les premiers fragments n’en aient été publiés, qu'en 1856, | dans la Revue de Toulouse et du Midi, et que par conséquent il n’ait eu aucune influence appréciable sur le mouvement dont nous nous occupons, pourtant son œuvre n’en est pas moins, comme les autres ouvrages dont nous avons déjà parlé, l'indice d'un état d'esprit intéressant pour notre sujet. Simple curieux,
37. V. Journal des Savants; septembre à décembre 1857, janvier 1858.