‹ La Renaissance ProvençaleChapitre 34 sur 182 · V. IIT partie, ch · texte numérisé non relu

V. IIT partie, ch

15. Cf. F. Mistral : Calendau, ch. 1v, str. 27. « La langue d’oc pourtant, fière comme toujours, s’en alla vivre chez les pâtres et les marins..…., etc. »

À ce mouvement de défense Louis Méry d’ailleurs devait collaborer plus activement que par des encouragements aux poètes marseillais en faisant paraître, du 20 mars au 20 novembre 1841, en collaboration avec Pierre Bellot, un journal intitulé Lou Tambourinaïre et le Ménestrel, dont nous parlerons plus loinff.

À côté de lui il faut citer Norbert Bonafous, doyen de la Faculté des Lettres d'Aix qui fut lié avec Crousillat, avec Aubanel, avec Mistral et reçut d'eux en remerciement de ses encouragements la dédicace de quelques petits poèmes.

Il faut citer cet Eugène Baret, originaire de Bergerac, et professeur à la Faculté des Lettres de Clermont, qui en 1857 fait paraître un cours professé l’année précédente sur les rapports littéraires de l'Espagne et de la Provence, et qui, amplifiant son sujet, étudiait dix ans plus tard l'influence des Troubadours sur tout le Midi de l'Europe. Il y montrait un patriotisme méridional très conscient, il y déplorait après tant d’autres la Croisade contre les Albigeois.

Enfin et surtout il faut citer Saint-René Taillandier, qui fut, pour ainsi dire, le protecteur officiel des premiers félibres et qui mérite certainement, parmi ces Universitaires provençali-

sants, la place d'honneur.

Il était bien placé pour parler du Midif?, lui qui était originaire du pays avignonnais et qui pendant vingt ans, de 1843 à 1863, donne son enseignement au cœur du Languedoc, professeur de littérature française à la Faculté de Montpellier. Il pouvait aussi parler de poésie avec l'enthousiasme et la com- pétence nécessaires, lui qui avait débuté dans la carrière des lettres par la publication d’un poème philosophiquet$, Enfin il était digne de saluer les poètes d’une race qui ne voulait pas mourir, lui qui toujours, disciple d'Edgard Quinet, s'était intéressé au réveil des nationalités, lui qui avait dès 1841, professeur à Strasbourg, jeté les. yeux sur cette Allemagne!? où s’agi-

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