‹ La Renaissance ProvençaleChapitre 42 sur 182 · Le Livre du Peuple; Paris, 1830, p · texte numérisé non relu

Le Livre du Peuple; Paris, 1830, p

tion ne sont pas l'instruction; il faut qu'il l’acquière par un labeur continu, incessant!?, »

Voilà justement une des idées fécondes, qui seront reprises par les meilleurs d’entre les jeunes poètes de Provence, et qui animera d'un bout à l’autre de son développement la doctrine mistralienne.

Que Lamennais ait été très populaire en Provence, y ait eu une influence directe, je ne veux pas dire cela, encore que Diouloufet lui ait adressé une épiître "3, et que Reboul lui ait conseillé la soumission au pouvoir papal en de nobles vers, où il semble se dire pour une. part son disciple". Mais il est impossible que ses livres n’y aient point été lus assez curieusement (en voilà deux preuves), el ses idées se sont répandues certainement, soit par la presse, soit par le livre, soit surtout par ce pouvoir mystérieux de propagande, qu'ont à telles époques telles idées, qui sont proprement à la mode, et que tous respirent dans l'air, partout à la fois, sans trop savoir comment. Or l’idée qu’une littérature populaire était possible, et même nécessaire, se trouvait entre 1830 et 1850 parmi celles qui s’imposaient à tous les esprits de Ia façon la plus impérieuse, si bien que nous la retrouvons chez ‘presque tous les grands écrivains du temps, mais avec un particulier éclat chez George Sand et chez Lamartine.

‘Cette idée date chez George Sand de sa conversion au socialisme. Mais nous n’aurions pas à nous en occuper de façon particulière, si la grande romancière n'avait été en rapports suivis avec deux hommes, qui, chacun à leur façon, ont eu en Provence et même en France leur instant de popularité et d'influence, je veux parler d'Agricol Perdiguier et de Charles Poncy.

Peuple de par sa grand-mère‘, filleulé intellectuelle de Rousseau, sensible aux leçons de l'Évangile, admiratrice de Walter Scott, romancier du peuple saxon‘6, comment ne fut-elle pas.

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