DON ANTONIO DE LKYVA
Nous écoutons.
LE CONNÉTABLE
Si vous tous, capitaines, ou le plus grand nombre d'entre vous, acceptez mon avis, nous enverrons encore, présentement, un parlementaire au Pape.
FRUNDSBER3.
Pour quoi faire? Nous irons tous en parlementaires, et quand nous serons en présence de Clément VII, et Clément VII en présence de nous, on s'entendra plus vite.
LE CONNÉTABLE
Je ne crois pas qu'il soit dans les intentions de l'Empereur de tant précipiter les choses et de les porter à l'extrême.
LANNOY
Certainement, vous savez mieux que nous, monseigneur, ce que vous pensez des intentions de César, mais, quant à nous, je dis mes compagnons et moi, nous sommes venus pour toucher la solde des troupes; les soldats ne sont pas payés depuis plus de deux ans. Vous nous aviez promis le pillage de Milan, ensuite le sac de Florence, et eniin celui de Bologne Avez- vous tenu parole?
FRUNDSBERG
Non, certes, monseigneur n'a pas tenu parole, et
il est temps d'en finir. Il faut que le soldat mange.
LANNOY
Notre affaire est donc de reprendre Rome, et je conclus que ce n'est plus le moment de se payer de phrases! Marchons!
LE CONNéTABLE.
Monsieur de Lannoy, vous me parlez bien haut.