‹ La rénovation agricole [microforme]Chapitre 11 sur 15 · DISPOSITION ET DIVISION DES TERRES · texte numérisé non relu

DISPOSITION ET DIVISION DES TERRES

La pratique de la culture intense exigerait une modification dans l’étendue et la forme actuelles des fermes canadiennes, qui sont tout en longueur et d’une superficie dé- Passant les besoins d’une exploitation de ce genre,

Sans doute, un 8rand propriétaire Pourrait bien n’affecter qu’une Partie de sa ferme à Ja Culture intensive et conserver Ja balance comme ci-devant. Il Pourrait également la transformer Par degrés, au fur et à Mesure qu’il lui faudrait établir ses enfants,

Mais, si l’on tient à vulgariser Promptement le Procédé, il serait à Propos d’avoir à la disposition des acheteurs ou locataires un nombre convenable de ces fermes. J’ai men-

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tionné déjà la “possibilité” dans ce sens qui s’offm aux compagnies ou aux individus, possesseurs de terrains à bâtir, dont ils ne pourront disposer avant plusieurs années. Des compagnies ou des Particuliers pourraient également réaliser des profits en acquérant quelques cents arpents de terre pour les subdiviser en fermes de 15, 20 ou 25 arpents, destinées à la Pratique de la culture intense. Il est parfaitement démontré que de telles fermes suffiraient à la subsistance d’une famille ordinaire et même à l'enrichir,

Dans l'Ouest Canadien, y compris la Colombie Anglaise, la Compagnie du Pacifique et quelques autres associations ont fait davantage. Elles ont construit les bâtisses et fourni le roulant indispensables en même que le terrain vendu ou loué. Dans certains cas, elles ont, en plus, avancé de Vargent aux acquéreurs, tout cela avec le résultat le plus heureux pour le rendement de leurs capitaux. Ces procédés indiquent un grand sens pratique; et je me demande si, d'ici à Plusieurs années, la même spéculation n’obtiendrait Pas un franc succès dans notre province, L’'abeille industrieuse, recueillie dans une ruche à cadres dernier modèle, travaille plus vite et rend davantage que si elle est logée entre les quatre planches d’une boîte grossière, privée des soins du maître. Ainsi de l’homme à la recherche d’un foyer.

À ce propos, je suis heureux de signaler aux membres de cette chambre un essai du genre, tenté non loin de Montréa}, à Saint-Isidore de La Prairie. Les terrains de la “Compagnie des Jardins” ont trouvé Preneurs à bonnes conditions pour les actionnaires ; et lexpérience eut été complète dès la première année n’eut été Pobligation, pour leurs fermiers, de répondre à Vappel du service militaire en Europe. Mais la compagnie n’entretient aucun doute sur le succès final de sa louable entreprise. A Boucherville, à

quelques arpents du village et à quelques milles des ma chés de Montréal et de Maisonneuve, une autre société « Propose d’entreprendre Une expérience du même genre e faveur d’une dizaine de cultivateurs Maraîchers, auxque]

nombre des petits Propriétaires, surtout lorsqu'ils produisent autant t plus que les grands,

Et ces fern.. connues sous le nom de fermes déjà prêtes, ou demi-prêtes, offrent l'avantage inappréciable d’assurer d'emblée l'adoption des méthodes de culture les plus modernes et les plus perfectionnées. Sans aucun doute, 'initiative signalée Plus haut est digne de tous les encourage-

Avis aux Sens d’affaires et aux Patriotes de Poursuivre la réalisation d'un tel Programme. En toute loyauté, je ne saurais les y induire sans les prier, en même temps, de suivre les r'ègie, crdinaires de la Prudence en affaires.

en fait de culture capable de compromettre le succès final. Un homme averti en vant dix !

ville” et une aide importante est fournie Pour les Premiers d'installation. Les travaux vont Commencer de bon

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