‹ La rénovation agricole [microforme]Chapitre 3 sur 15 · LA CULTURE INTENSIVE · texte numérisé non relu

LA CULTURE INTENSIVE

Les agronomes la définissent généralement comme “celle qui s’efforce de tirer, le plus économiquement possible, les rendements les plus rémunérateurs dans un territoire limité.” L'exploitation de nos jardins en fournit une idée approximative ; et le bon Lafontaine, dans sa fable Le laboureur et ses fils,” en décrit ainsi les principales opérations:

“Remuez votre champ dès qu'on aura fait l’oût:

Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place

Où la main ne passe et repasse.” le tout pour en arriver, moyennant un peu plus de travail, au résultat que “la terre en rapporte davantage” N’est-ce pas magnifique? Je conseillerais la lecture entière de cet apologue aux jeunes cultivateurs d’aujourd’hui pour leur faire constater combien ce fin plaidoyer en faveur de l’attachement à l'héritage familial s’applique aux “lâcheurs” de tous les temps.

Aussi bien, on ne conteste guère à présesnt que la culture intense accroisse de beaucoup la somme des produits de la terre, surtout ceux de l'alimentation, et que leur valeur marchande en soit accrue en proportion. On admet couramment qu'elle rapporte

de $100 à $150 l’acre pour le tabac, les tomates ;

“200 “ 300 l'acre pour les patates, le maïs sucré,

les fèves à beurre;

300 “ 400 l’acre pour le céleri, les asperges, les fraises ;

500 “ 1000 l’acre pour les petits pois, les melons, les pommes et autres cultures de ver-

ger.

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